. Par représailles, les allemands massacrèrent un grand nombre d'habitants et mirent le feu au village. Mais aujourd'hui ce qui nous frappe c'est l'état de la voie ferrée. Ici, les stukas ont mieux visé car les rails se dressent vers le ciel comme une énorme échelle. Mais il faut reprendre cette interminable colonne de moutons de Panurge fuyant je ne sais quoi, vers je ne sais oú… Et Nous marchons, marchons… À l'entrée de Fumay, un détachement de soldats nous barre la route et nous dévie vers Rocroi en nous houspillant: "Dépêchez-vous le pont va sauter, pressons, pressons,,," Nous venons de dépasser l'hôtel des Roches qui domine Fumay quand une sonnerie de clairon annonce l'imminence d'une explosión. Nous nous couchons dans les fossés et dans un grondement de tonnerre, nous voyons le pont se couper en deux par le milieu, les deux moitiés se soulever et retomber lourdement dans la Meuse. Spectacle grandiose mais terrible ! Nous nous relevons, mon père essuie furtivement une larme et nous repartons.

A suivre ….