Au moins six milliards de marge
Le pactole atteindrait les 24 milliards d'euros chaque année à partir de 2024. Aucun gouvernement ne s’était trouvé historiquement à devoir arbitrer l’affectation d’une telle manne.

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Cet argent est âprement disputé pour financer la dépendance. Pour autant, même ce poste de dépense voué à augmenter avec l'augmentation de l'espérance de vie et la stagnation de l'espérance de vie en bonne santé ne semble pas épuiser le trésor de la Cades . Pour compenser le pic de déficit dû au déséquilibre entre un nombre de retraités grandissant par rapport au nombre d'actifs, qui se rééquilibrera "naturellement" avec la disparition de la génération des baby-boomers à partir de 2035-2040, il existe déjà un Fonds de réserve des retraites (FRR), créé par Lionel Jospin en 1999. Alimenté jusqu'en 2011, il finance déjà la Cades à hauteur d’un peu plus de 2 milliards chaque année. En 2024, il restera un peu plus de 20 milliards dans ce fonds. La part des dépenses de retraite dans le PIB commence à diminuer à partir de 2030.
137 milliards au chaud
Les caisses de retraites complémentaires, comme celles des salariés et des cadres du privé (Agirc-Arrco), ont elles aussi mis de l'argent de côté. 137 milliards d'euros gardés au chaud !
Le déficit des retraites est donc un faux problème. Contrairement au niveau de ces dernières, qui devrait considérablement baisser comparativement à celui des salaires. "Rien n'empêche d'augmenter de 0,2 % par an la part de cotisation retraite. Les salaires n'augmenteraient que de 0,8 % au lieu d'1 %, mais cela permettrait de dégager plus de dix milliards d'ici 2025"
source: "Marianne"