Et l’on finirait par croire que le Père Noël - dont l’invention remonte au 19ème siècle – occupe en cette période de l’année le même chalet depuis le Moyen-Age sur la Place du village. Et par ne plus s’étonner que les torchères de la nuit du 13 au 14 juillet nous reviennent en décembre. Après tout, ce n’est pas la première fois que l’on nous fait prendre ces flambeaux pour des lanternes puisque nés avec la loi du 6 juillet 1880 fixant la fête nationale au 14 juillet, ils étaient censés rappeler le souvenir de la prise de la Bastille en 1789 par des Parisiens prêts à se sacrifier pour la liberté, scène inaugurale de la marche vers le progrès pour l’historiographie officielle, en réalité massacre d’une garnison sans armes perpétré par des repris de justice et autres personnages condamnables du Faubourg Saint-Antoine.
Evidemment, les participants à la retraite aux flambeaux de ce 07 décembre n’ont pas d’intentions belliqueuses et le château placé sous la garde de Jules de Hierges ne court pas le risque de partir une nouvelle fois en fumée.Defense.jpg En cette saison, et compte tenu des antécédents de 1994, 1995, 2014, mais aussi de l’accélération des bouleversements climatiques, le village est davantage sous la menace d’une inondation. La participation des Vénitiens, pourvu qu’ils amènent leurs gondoles réquisitionnables, est à cet égard rassurante.
A noter, la présence de la très recommandable, et peut-être salvatrice, Boutique Zen Attitude, et celle du Lions club de Givet pour une collecte de lunettes trop usagées pour beuquer.