En colère, nous sommes les victimes de la raréfaction des services publics, du chômage de masse, de salaires et de pensions toujours plus faibles et malmenés quotidiennement par l'augmentation continue du coût de la vie. Une partie du peuple a donc décidé de reprendre la parole et de ressurgir au cœur de la scène politique et médiatique. Alors qu'il a désavoué depuis son élection, les syndicats et les partis politiques, le Président de la république se trouve à court de solutions, droit dans ses bottes, mais en face à cette exigence démocratique et sociale qu'il ne comprend pas. Il appelle désormais à l'aide celles et ceux dont il entendait jusqu'à présent se passer. Aussi les élus locaux sont ils appelés à jouer, écrit il, dans sa lettre aux Français <<un rôle essentiel>> dans le débat national qu'il a décidé de lancer en réponse à cette profonde crise qui secoue notre pays et que nous ne résumeront ni aux violences, ni à une couleur. Un débat national est désormais lancé, il ne se limite pas aux modalités mises en œuvre depuis les bureaux de l'Elysée. Partout en France, dans les territoires ruraux comme dans les territoires urbains, nos concitoyens à la faveur de milliers de mobilisations se sont ressaisis ces dernières semaines de questions essentielles pour notre destin collectif. Les communistes sont à leurs côtés, dans leur droit de débat et de construction de solutions alternatives à la crise qui noue secoue. Il faut continuer de prendre toutes les initiatives nécessaires pour que s'exprime nos droits dans la vie de tous les jours, dans un début sans tabous. Des solutions existent. Dans ce débat, le PCF participera mais avec la volonté de sortir du carcan que veut imposer le locataire de l'Elysée.
En écrivant ces mots, une grande pensée aux gilets jaunes qui ont perdu la vie en essayant de nous sortir de ce carcan, ainsi qu'à leurs familles