Justement, l’organisation dirigée par Laurent Berger est quasiment au même niveau que la CGT puisque ce sont 18,56 millions d’euros qui ont été touchés par la CFDT grâce au fonds. On trouve, ensuite, plus loin derrière, FO (14,9 millions d’euros), la CFE-CGC (12,6 millions d’euros), et la CFTC (12,5 millions d’euros). Pour les organisations représentant moins de 8% des salariés, aussi appelées “syndicats non représentatifs”, les montants sont moindres, en témoignent les sommes attribuées à l’Unsa (3 millions d’euros), et Solidaires (2,6 millions d’euros).
Du côté des organisations patronales, c’est, le Medef qui a raflé la mise (12,2 millions d’euros), presque deux fois le montant attribué à la CPME (6,2 millions d’euros). L’U2P, qui représente les artisans et professions libérales, est bien moins lotie (2,3 millions d’euros). Par ailleurs, 17,5 millions d’euros ont été partagés entre 268 organisations patronales de branche. On comprend mieux leur motivation et par quoi l'essentiel de leur temps est accaparé...D'où peut être le regard critique des salariés à leurs égard. L'INDEPENDANCE D'ACTION PASSE PAR L'INDEPENDANCE DU FINANCEMENT. A mon avis candide, seules les cotisations des adhérents doivent financer le syndicat pour que les directions apportent toute leur attention à la base.
Il faut certainement voir là une des causes du peu de nombe de syndiqués en France...Ce qui n'empêche pas les Syndicats de vivre en ayant une source de financement publique . Peut on parler d'une saine motivation ?comment ne pas être troublé par le train de vie et les dépenses somptueuses par les directions syndicales? Comment ne pas y voir une des raisons pour lesquelles les gilets jaunes ne font plus aucune confiance à cette indispensable représentation institutionnelle que sont les syndicats? On a besoin de transparence, de dévouement pour ceux qui croient toujours en la nécessité du syndicalisme.