Quand on parle des dépenses, il s'agit :

• des dépenses d'investissement : + 13% pour le Grand Est (hors remboursement de la dette) soit 113 euros par habitant • des dépenses réelles de fonctionnement : + 15% pour le Grand Est soit 331 euros par habitant
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En ce qui concerne les dépenses d'investissement, en hausse dans la plupart des régions, elles s'expliquent par le développement numérique, le soutien à l'emploi ou le développement d'infrastructure. Les dépenses de fonctionnement, quant à elles, ont fortement progressé par rapport à 2016 notamment en raison des compétences (formation, apprentissage, enseignement, transport, attractivité économique) que les régions ont récupérées des départements au moment de la fusion selon l'Ifrap. Autre poste qui a fait s'envoler les dépenses de fonctionnement, celui des dépenses de personnel qui a augmenté de 2% dans le Grand Est. Ce qu'il faut alors comprendre est que sans ces compétences complémentaires, auxquelles s'ajoutent les baisses des dotations de l'Etat, les nouvelles régions dont celle du Grand Est n'auraient pas autant explosé leur budget. Une réalité visible, également, sur le site des collectivités locales qui affiche les comptes individuels des régions.
Qu'en sera-t-il au moment de la création de la "collectivité européenne d'Alsace"?
On peut se poser la question. Si les dépenses ont augmenté depuis la fusion des régions, il y a presque trois ans, qu'en sera-t-il pour le Grand Est quand les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin formeront la collectivité européenne d'Alsace qui, rappelons-le, disposera de nouvelles compétences (bilinguisme, transfrontalier, tourisme, transports)? Si les postes sont plus nombreux, ils augmenteront naturellement les dépenses. Selon l'Ifrap et à la vue générale des données des efforts supplémentaires sont possibles au sein des régions les plus dépensières. Mais peut-être que le réel but de la fusion des régions était de faire des économies au niveau de l'Etat.