enfant_football.jpgLe mondial de football est une fête où l’on attend des équipes qu’elles se livrent sans réserve et proposent un jeu agréable et même enthousiasmant. Cela n’a pas été toujours le cas, la doctrine Italienne fondée sur la fermeture du jeu ayant pendant quelques temps fait des ravages et des émules. Depuis, principalement sous l’inspiration de l’Espagne, l’envie et la nécessité de proposer du beau jeu sont réapparus. Les adversaires d’aujourd’hui ne s’y refusent pas, à l’exception notable du Danemark dont le football n’a que très rarement différé du lancer de tronc d’arbre et de la France qui, aux dires-mêmes de ses joueurs, se préserve en attendant de rencontrer un adversaire digne d’elle… qu’elle rencontrera probablement dans la défaite en huitièmes de finale samedi prochain avec l’Argentine. Sans avoir rien montré là encore, sinon l’étendue de son inconsistance et sa vanité cocardière.

« Les Allemands (usés et éliminés) seraient contents d’être présents en huitièmes en jouant le même jeu de merde que nous » a déclaré un joueur français après le match contre le Danemark, révélant que le choix de ce jeu - que l’on ne voit effectivement pas comment qualifier autrement - résulterait d’une stratégie supérieure, autant dire d’une stratégie propre au génie français dont les désastres sportifs et militaires ont souvent porté la trace. Si l’équipe de France de football est mauvaise, ce serait donc par affectation et calcul puisque rien de ce qui est français ne saurait être médiocre, surtout pas un joueur de football blasé avant d’avoir gagné et un entraîneur pour lequel il importe plus de ne pas perdre que de jouer.

En attendant, l’Espagne d’Iniesta, le Portugal, la Croatie, la Belgique, le Brésil, le Nigeria, le Sénégal, la Corée du Sud, le Japon…ne s’économisent pas et régalent spectateurs et téléspectateurs. Le croiriez-vous, ces nations jouent au football, ce qui pour un technicien de la science du sélectionneur français relève certainement d’une coupable pusillanimité.