La ligne Charleville Hirson se voit peu à peu remplacée par des bus toujours par la faute des usagers bien évidemment et pour aller de Charleville à Thionville, il est arrivé que même le contrôleur n'était pas avisé du terminus du train à cette gare....Situation ubuesque, conséquence d'un manque absolu d'information !Une personne du public demanda si la SNCF déclarait deux trains à la région quand c'était le même qui assurait la liaison entre les deux destination sans avoir recours à une hypothétique correspondance.Pas de liaison entre les destinations EST-OUEST du département. Evidemment à la demande d'ajouter un arrêt intéressant à Liart, la question n'obtint point de réponse comme à chaque fois où le public intervenait. On préfère satisfaire la demande de Madame Poletti, députée qui a obtenu la prochaine réouverture de la gare de Châtelet /Retourne...alors que les arrêts de Poix-Terron et Rethel sont très proches. Liart ne doit pas être du bon côté de son canton. Mais c'est pas tout !La baisse de fréquentation du rail est du aussi...au remplacement par la SNCF de trains par des bus ! et on nous annonce cela comme si c' était tout à fait normal et ne relevait pas de la responsabilité des dirigeants SNCF ! Quand l'adjoint au maire de Givet rappela que les travaux de nuit cet été lors de la fermeture estivale de la ligne étaient très bruyants et qu'il avait subit la colère des riverains, on lui répliqua que si les entreprises privées travaillèrent la nuit, c'est juste pour ne pas pénaliser les usagers durant la journée..?!?!?! Mais durant ces travaux la ligne était fermée et le trafic se faisait par la route. La réunion devenait surréaliste. Faisant preuve de vouloir redynamiser les lignes en perte de voyageur, la SNCF au lieu de rajouter des voitures au trains quand ils sont surbondés, préfère parceque cela est plus rationnel et surtout plus économique de laisser les passagers debout serrés les uns aux autres ou tout simplement à quai... Bizarre tout de même ces usagers inciviques qui s'organisent pour faire du co-voiturage! Impensable ! Les autres mesures sont en outre supprimer des arrêts, supprimer les contôleurs et surtout fermer des guichets de ventes de titres de transports. (626014 voyageurs sur la ligne Givet-Charleville en 2016 alors qu'i y a peu, ils étaient 900 000) Ceux-ci, puis que n'ayant plus assez de fréquentation, se voient remplacer par une camionette ambulante qui parfois s'arrêtera sur le marché de Fumay, tantôt sur le parking d'un magasin d'alimentation à Vireux- Molhain...Pour ceux qui ne connaitraient pas le jour et l'heure du passage de la fameuse camionnette...allez à la gare où les horaires seront affichés. Gare distante au minimum de 5OO mètres pour Vireux et de plus d' un km et demi pour Fumay, du lieu de stationnement du nouveau guichet mobile. Pour les autres, comme on nous l'a fait comprendre ,vivez avec votre temps, achetez vos billets sur Internet ou sur Smartphone...ou faites du co-voiturage. La population âgée et précaire de la vallée n'ont qu'à faire avec !A la question de réouvrir la ligne Givet-Dinant pour trouver une nouvelle clientèle, il fut clairement répondu que le projet était enterré et que seuls les hauts dirigeants politiques pouvaient l'exhumer... A quoi servent donc nos élus si ce n'est pour faire avancer les choses Le projet de mise au norme de la rotonde de Charleville fut évoqué et la réponse comme il se doit, digne de notre premier ministre: "On ne fait rien mais c'est prévu et dès qu'on pourra agir, on le fera"... La politique de flux tendu adoptée par la SNCF est appliquée jusqu'à la rupture de service. Est-ce par excès de technocratie ? Pas que. L'orientation ultra-libérale de politique européenne nous permet d'imaginer que cette stratégie a pour but de discréditer le service public et séparer ce qui est strictement rentable pour mieux le céder au privé.Pour conclure, les travaux effectués sur la ligne Charleville- Givet ne permettent toujours pas de réduire le temps de trajet qui reste d'une heure dix soit plus de quinze minutes de plus qu'il y a trente ans !. Nous avons assisté au naufrage politique de la gestion régionale où les responsables politiques tout comme ceux de la SNCF se contentent d'accompagner l'agonie des services publics si important en milieu rural.