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Un passage de l’article Les Ardennes bougent est consacré à la gestation de la ligne de chemin de fer entre Charleville et Givet, qui suscitait l’enthousiasme si l’on en croit le rapport d’août 1861 de la Section des routes du Conseil général : « Espérons que le chemin de fer révélera aux voyageurs français et étrangers ces paysages aux accidents pittoresques, dont la mâle beauté, si elle n’atteint pas tout à fait la grandeur austère et féodale de certaines rives du Rhin, est plus frappante que la fraîcheur et la grâce quelquefois monotones des bords de Loire et de la basse Seine ». Le critique dramatique Jules Janin (1804-1874) qui ne supportait pas de voyager fut insensible à cette mâle beauté se plaignant dans une lettre à sa femme de « ces Ardennes, pays de sauvages ». Il est des choses immuables, pour le meilleur : « J’ai seul la clef de cette parade sauvage »*, et le pire, l'ensauvagement par l'enfermement.

On peut encore se procurer les numéros de l’Automobilisme Ardennais comportant ces articles de Henri Manceau auprès du site Racine d’Ardennes (https://www.racine-d-ardennes.fr).

  • Rimbaud Parade-Les illuminations