Noblesse d’affaires et d’Etat - davantage aéropage d’Action Française, teintée de Baden-Powell, et de Camelots du roi, que bande à Louis Dominique Cartouche - qui considère, à l’instar de Gérard Longuet, que les reproches faits à F.Fillon sont « dérisoires au regard des enjeux du pays ». Certes, on est loin des dizaines de millions ayant servis au financement occulte des partis, mais la gravité de l’affaire repose sur la suspicion de détournement de fonds publics et d’enrichissement personnel ( 900 000 euros brut, ce qui n'est pas à proprement parler une peccadille ), incompatibles avec la probité attendue d’un candidat à la présidentielle.

Le_general_Roget_et_M._Deroulede_1899.jpgPour rester en place en dépit du scandale, F.Fillon s’appuie sur les ambitions et les détestations de ses petits camarades entre eux, et sur un socle de militants radicalisés, Sens commun, issu de la manif pour tous, prompts à descendre dans la rue. La droite renoue là avec ses poussées de fièvre anti-républicaine ( ligues apparues à la fin du XIXè siècle, Déroulède, etc…). Ces partisans d’une certaine francité, « le peuple de la France des paysans, des sans-culottes ( ! ), des châteaux et des cathédrales » dixit Fillon, se trouve ainsi associé aux hérauts sus-cités de cet ultra libéralisme qui dilue partout sur le globe les identités dans la même soupe consumériste et fragilise les sociétés....

F.Fillon peut aussi compter sur le témoignage de son ancien directeur de campagne, Patrick Stefanini : " Ce dont est victime François Fillon, c'est d'un système qui a été mis en place il y a des années et qui consiste à accorder des compléments de revenu aux parlementaires à travers le système des collaborateurs ". Voilà qui ne saurait manquer d'intéresser les magistrats.
" Gardez-moi de mes amis..."