voici un demande de notre ami BENOIT MOINET qui habitait à VIREUX WALLERAND "Un document que je vous livre, les viroquois sur lequel certains pourront peut-être m’éclairer : dans les documents divers trouvés dans les archives de mon oncle Michel Moinet qui habitait rue du Général De Gaulle, j'ai découvert une série de poèmes, écrits signés de Nadia Daoudi...Je ne me souvenais plus de cette famille et de Nadia qui habitait juste au dessus de chez lui après la famille Zinaeve mais peut-être que vous aurez la mémoire plus fraiche que la mienne... Voici donc un premier poème date du 22 septembre 1981 avec une photo trouvée de Boukhalffa en Kabylie pour illustrer cet écrit très intéressant..."

Daoudi.PNG
Mon Pays.
Elle n'a pas envie de se marier, elle l'aime son pays qui sent bon la lavande. Ne pleure pas mon amour, tu auras comme toutes les autres filles, tout au long de tes jours et de ta vie de l'amour.
Et la foi, croire en Dieu, car Dieu ne peut pas tout offrir, il y a tellement de pauvres gens dans ce monde,
Ne pouvant que te donner que son amour et sa tendresse comme il le ferait pour le monde entier.
Ne pleure pas mon amour, tu auras comme toutes les autres filles tout le long de tes jours et de ta vie de l'amour.
Écoute cette musique qui envahit tout Boukhalffa,
Le bruit du tam-tam qui n'en finit pas.
Le chant hystérique des femmes nostalgiques, bientôt les lumières vont s’éteindre,
Et les dames rentrent chez elles avec leurs chants pathétiques, leur voile dans la nuit sont la lumière.
Et le tam-tam s'enfuit dans son armoire pour un autre mariage.
Ne pleure pas mon amour, tu auras comme toutes les autres filles, tout au long de tes jours et de ta vie de l'amour.
Elle s'en va la mariée, elle quitte son pays, cette fille sans défense.
Au revoir Algérie mais pas adieu, je viendrai un jour pour te revoir.
" Je t'aime "