Ce n’est pas accabler cette équipe que de constater que la culture et le fonctionnement associatifs, avec la forte implication personnelle et le sens de l’initiative que celui-ci nécessite ( présence, volontarisme pour trouver des marchés ), lui étaient étrangers, l’expérience de ses membres étant davantage celle d’élus, habitués à être aidés, pour ne pas dire guidés par la main, par les services de l’Etat, et prompts à se réfugier dans le giron de l’exécutif communautaire. C’est ainsi que la Communauté de Communes a consenti à Val Services une importante subvention exceptionnelle, après que le Conseil Général eut fait part, en 2012, de son intention de restreindre sa participation à son financement, en raison d’un taux, jugé devenu trop faible, à la fois de retour à l’emploi et d’intégration de formations plus qualifiantes, au sortir des chantiers. A cela s’ajoutèrent une avance de trésorerie et la mission d’avoir à entretenir certains de ses espaces verts. Ni cela, ni le remplacement, in extremis, de la Présidente, alors que l’issue était inéluctable, ne permirent de sauvegarder l’association, dans un contexte de crise économique persistant qui n’est pas de nature à permettre aux entreprises d’embaucher significativement, mais qui, s’il explique les difficultés, n’éclaire pas l’ensemble des causes ayant mené à sa disparition. Outre l’arrêt des chantiers d’insertion pour les bénéficiaires, la liquidation de Val Services se solde aussi par le licenciement de 4 salariés permanents, le non remboursement à la Communauté de Communes - qui devra en faire son affaire - de l’avance de trésorerie consentie ( certaines sources allèguent la somme de 110 000 euros ), l’Etat, si commodément vilipendé par nos édiles, se consacrant déjà à rembourser certain emprunt toxique qu’ils ont contracté. Val Services manquera à ceux qu’elle s’était donnée pour mission d’aider lors de sa création, pas à ceux qui lui ont manqué.