Imaginons que quelqu'un propose un investissement à 100 % d'intérêts : vous lui donnez 10 euros, il vous en rend 20 en utilisant l'argent déposé par les clients suivants (il lui suffit d'ailleurs de proposer un rendement double des rendements connus du marché pour s'attirer de la clientèle et pour durer). Le système est viable tant que la clientèle afflue, attirée en masse par les promesses financières (et d'autant plus tentantes que les premiers investisseurs sont satisfaits et font une formidable publicité au placement). Les premiers clients, trop heureux de ce placement mirifique, replacent leur argent eux aussi, s'ajoutant à tous ceux qu'ils ont réussi à convaincre.
Le phénomène fait alors boule de neige, entretenu tant que l'argent rentre et permet de payer à 100 % les nouveaux investisseurs. L'organisateur prend une commission, bien compréhensible lorsque l'on voit les promesses qu'il fait, et qu'il tient. Le système peut durer tant que la demande suit la croissance exponentielle imposée par ce système, les clients arrivant par 2, 4, 8, 16, 32, etc. Lorsque les nouveaux arrivants se font rares, la chaîne se coupe, la bulle éclate : tous les derniers investisseurs sont spoliés.
Voici un autre exemple :
La Réserve Fédérale US propose à une personne (BCE) de collecter des adhérents (banques commerciales européennes) qui elles-même recrutent des adhérents (clients) afin de se faire remettre des fonds par le prêt en numéraire puisé (sans leur dire) dans les comptes des déposants. A la différence que le système organisateur crée l'argent avec des photocopieuses et que les personnes comme vous et moi n'ont pas le droit de commercialiser ce système...
Dans cette activité, les banques se rémunèrent sur l'usure des prêts qu'elles consentent avec de l'argent prêté par d'autres personnes (le principe de la chaîne de Ponzi qui a envoyé Mr Madoff en prison).
En résumé, les banques commerciales prêtent de l'argent qui leur a été prêté par leurs clients et se rémunèrent par l'usure. La BCE emprunte de l'argent à la Réserve Fédérale. Elle le prête ensuite aux banques commerciales qui le prête aux États, aux entreprises et aux particuliers. Et chacun reçoit une part de bénéfice (intérêts ou usure) en fonction du niveau où il se trouve dans la pyramide.
L'argent créé par ce système exige d'être remboursé par l'usure avec de l'argent provenant du travail de la part de ses clients (pigeons)... et oblige ce même client à lui remettre l'actif réel acheté avec de la fausse-monnaie s'il cesse de payer. En réalité, l'écroulement du système est simplement dû au fait que les derniers arrivés dans le bas de la pyramide victime de cavalerie (Grèce, subprimes) n'ont plus l'argent nécessaire pour faire tourner ce système.
Cette escroquerie est pourtant condamnée en Suisse (temple du dieu argent) par l'article 157 du code pénal : "Si l’auteur fait métier de l’usure, la peine sera une peine privative de liberté de un à dix ans".
La Convention américaine des droits de l'homme est pourtant claire Article 21 Alinéa 3 "L'usure ainsi que toute autre forme d'exploitation de l'homme par l'homme sont interdites par la loi."
L’affaire Madoff vaut à la banque JPMorgan une amende de 2,6 milliard de dollars aux autorités fédérales. 1050 victimes de Madoff et... Madoff lui même ont porté plainte contre la BNP Paribas, ...
Système qui a crée des fortunes crapuleuses...
La cavalerie à 2 banques :
Une personne ouvre 1 compte d’entreprise dans une banque A et un autre dans une banque B. Un premier emprunt est fait dans la première banque L'argent est transféré illico dans la seconde banque ,et montre que les affaires marchent . La 2° banque accepte un emprunt plus gros qu’il transfère illico à la banque 1, Et ainsi de suite ...
cavalerie est basée sur les dates de valeur :
Une entreprise A, malhonnête ou en difficulté, demande à une entreprise B de lui faire un chèque d'un montant de 100, et lui fait également un chèque du même montant. Au jour d'encaissement de son chèque, l'entreprise A voit son compte crédité de 100. À cause des dates de valeur, le débit réel sur le compte de B ne sera fait que quelques jours après (2 ou 3 jours). De ce fait, de la « monnaie de singe » est créée (et créditée) sur les comptes de A et de B, qui devrait s'évaporer quelques jours plus tard, au moment du débit des comptes. Juste avant le jour du débit, l'entreprise A (qui a utilisé ou volé les 100 crédités) fait appel à une autre entreprise C pour faire la même chose, mais avec un montant supérieur (disons 200), puisqu'il faudra couvrir le chèque de 100 fait à B. Le système s'effondre quand la banque A ne trouve plus de complices pour continuer l'escroquerie.
et des drames sociaux...

Cavalerie involontaire
En crédit à la consommation, on parle de cavalerie lorsqu'un client prend un crédit à la consommation pour en rembourser un autre qu'il n'arrive plus à rembourser. En général, le nouveau crédit pris est plus cher que le premier, puisque plus facile à contracter (ex. : crédit permanent). Le client entre alors dans une spirale négative : le second crédit n'est pas mieux remboursé que le premier, et le client est alors tenté de poursuivre la cavalerie, en trouvant un nouveau crédit à la consommation pour éponger le second. Ce procédé peut entraîner la banqueroute du client