.1a5.jpgSous des dehors bonhommes, François Hollande, qui dés sa sortie de l’ENA a rejoint un cabinet ministériel, est intimement persuadé de sa supériorité intellectuelle et politicienne, certitude qui a pour conséquence, selon un journaliste qui le suit : « qu’il n’écoute personne. Il sait tout. Se débrouille mal mais tout seul ». En cela, il est différent de son rival à la présidentielle 2012, Nicolas Sarkozy, qui est convaincu d’être le plus fort mais qui a toujours besoin d’être entouré de conseillers, Buisson hier, Giacometti aujourd’hui, pour lui dicter sa décision. Avoir le sentiment d’être le plus fort ne rassure pas forcément sur son intelligence

En fait, c’est à René Coty que François Hollande fait songer, même bonhomie jusque dans le langage, même confiance inébranlable en soi dissimulée derrière une indécision plus calculée qu’il n’y paraît. 1a2.jpgUne anecdote sur Coty avait glacé ceux qui l’entendirent : un défenseur d’un condamné à mort racontait avoir, comme c’est la règle, remis en main propre au président le recours en grâce de son client. La bienveillance affichée par Coty tandis que l’avocat déployait ses efforts de persuasion avait fait croire à ce dernier que la grâce était possible. Lorsqu’il eut terminé, le Président lui répondit d’un « non » doucereux sans se départir de son sourire. 1a1.jpg