tesl2b.jpgAttirer des étrangers possédant compétences et qualifications est une priorité. La France ne manque pas d’atouts pour cela ( variété du paysage, qualité des infrastructures, rayonnement de sa langue et de sa culture encore vivace bien qu’en reflux, système universitaire accessible de par la modicité des droits d’inscription, écoles reconnues, système de santé performant en dépit de l’apparition de déserts médicaux…). Le problème vient de l’importance des prélèvements obligatoires qui agit comme un repoussoir sur les diplômés qui choisissent d’autres destinations pour entrer dans la vie professionnelle. Une politique de formation accrue à destination des immigrés peu qualifiés devait être développée. Cela a un coût que l’on peut considérer comme un investissement. Le droit du sol vient heureusement compléter le droit du sang pour acquérir la nationalité française.tesl3.jpg Si la population mondiale augmente régulièrement depuis 1960 - du fait des progrès technologiques et de la médecine, des politiques sanitaires - la fécondité est en chute dans les pays développés. Le seuil de renouvellement des générations est de 2,10 par femme; le taux de fécondité étant compris entre 1,6 et 1,8, le seuil de renouvellement n’est pas atteint et seule l’immigration aide à soutenir la croissance démographique; comme c’est la cas au Canada et aux Etats Unis où le taux de fécondité est de 1,8. Ce taux est particulièrement bas en Espagne, en Irlande, en Russie qui voit à la fois sa population décroître et l’espérance de vie ne pas progresser Dans l’ensemble des pays développés, on assiste à un vieillissement de la population , à l’instar de l’Asie de l’est, de la Chine et du Japon où le taux de fécondité n’est que de 1,5. En Asie du sud et centrale, Inde, Pakistan, le taux de fécondité est en baisse à 2,5, même si la population croît substantiellement grâce à l’augmentation rapide de l’espérance de vie tesl4.jpgSeule l’Afrique à un taux de fécondité supérieur, à 4,7, mais la mortalité, notamment infantile, y reste élevée. Globalement, le mouvement de baisse de la fécondité se poursuit et va de pair avec la croissance économique. On est loin des stéréotypes voulant imposer l’image d’un monde occidental qui connaîtrait un collapsus démographique alors que le reste de la planète enfanterait à tour de bras.

Cela étant, le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, la nécessité de nourrir - en consommant moins de viande, ce qui ne va pas de soi étant donnée la tendance à se nourrir trop et mal dés lors que l’on a atteint un certain stade de développement - une population mondiale s’accroissant en raison des progrès sus-cités, imposent de changer de modèle de société et de modèle économique en produisant mieux et en consommant moins ce qui est épuisable, ce que l’on doit préserver et partager. La sacralisation du profit va de pair avec la dénatalité, le repli sur soi, le communautarisme et accompagne d’autres maux : « Le racisme est une fleur qui pousse dans une famille trop réduite » avait mis en garde l’historien Pierre Chaunu ( 1923-2009 ).
tesl4.jpg