Animateur du combat pour la gestion publique de l'eau, il impulse la sortie de Viry-Châtillon du syndicat des Eaux d'Île-de-France (SEDIF) et crée la régie publique Eau des Lacs de l'Essonne2 après une votation citoyenne organisée à Viry-Châtillon et Grigny en juin 2010. Il est depuis le président du conseil d'exploitation de cette régie publique. Les Lacs de l'Essonne est la première collectivité depuis 1923 à quitter le SEDIF pour la gestion potable. Ainsi, Gabriel Amard ne se résigne pas à l'idée de voir l'eau gérée par des multinationales. Il est le premier élu à mettre en place, en France, des conditions d'accès à l'eau potable (2011) qui allient la gratuité des mètre-cubes indispensables à la survie et des compteurs.
Au niveau du prix de la facture, le règlement du service de la régie, totalement remanié, a instauré une gestion différente de ce qui était pratiqué précédemment. Outre une tarification progressive, des tarifs différenciés selon l'usage familial ou professionnel, la suppression de l'abonnement payant et la mise à disposition des compteurs gratuitement, l'article 11, § 1er du règlement interpelle:

"Dans le cadre de la tarification progressive arrêtée chaque année par la Communauté d’agglomération, les adhérents domestiques à compteur individuel, les adhérents domestiques à compteur collectif et les adhérents résidant dans des locaux à usage mixte disposent globalement de la livraison gratuite d’un volume d’eau nécessaire à la survie et correspondant à 3 litres par personne et par jour."

Autrement dit, la gratuité des premiers mètres cubes est instaurée pour satisfaire les besoins privés indispensables de la vie quotidienne (3 litres par jour et par personne) de toute personne, peu importe ses revenus .

Une telle disposition ne nous rapprocherait-elle pas de la vision que l'accès à l'eau est un droit de l'homme inaliénable et universel, inhérent à la nature humaine et dont l’État est garant ?