Si
le diagnostic est largement partagé (trafic important de voyageurs, délabrement de la ligne depuis plusieurs dizaines d'années en raison du manque de financements de l’État, potentiels industriels et touristiques), les responsabilités de chacun n'ont pas été toutes assumées.
En particulier, la direction régionale SNCF s'est platement excusée des désagréments subis par les usagers (environ 900000 par an) sans être capable de faire une quelconque proposition pour y remédier; la direction de RFF a tout simplement plaidé son incapacité de participation financière pour cause d'endettement (le coût de modernisation de la ligne est estimé actuellement à 140 M euros).SNCF2.JPG En réponse, un usager a fait valoir que "les Ardennes ne sont pas responsables de cette situation financière".
Si les élus locaux ont bien compris les enjeux de la ligne Charleville-Givet, l’État s'est particulièrement distingué par son mutisme. Il apparait pourtant que ce dernier doit faire face à ses responsabilités, notamment en termes d'investissements industriels et de services publics.
J'attire votre attention sur le fait que la ligne Charleville-Givet est considérée par la direction régionale RFF comme une ligne nationale et non régionale.
autorail-x-73500-ter-champagne-ardennes-sncf.jpg Le 13 mai prochain à Bogny-sur-Meuse, se tiendra une conférence d'un spécialiste du ferroviaire, le Dr Markus RIEDER, de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), sur l'avenir de la ligne. Cette conférence fait écho à celle donnée le 12 février dernier à Dinant en Belgique, concernant le tronçon Givet-Namur.
aussi, pourriez-vous me dire ce que votre gouvernement envisage à ce sujet ?
Je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations distinguées"
Christophe Langlais