06-09-2013_21_30_53.JPGLa ville de Revin était autrefois célèbre pour son « eau de saint-Quirin » réputée souveraine pour guérir les abcès des tendons des mains et des pieds. La recette en est perdue mais y entraient deux principaux ingrédients : l’herbe dite de saint-Quirin que l’on faisait macérer dans de l’eau de Meuse (bénite bien sûr !) Les moines du couvent des Dominicains vendaient les flacons de cette eau. Ce saint-Quirin est un petit cachotier car derrière sa figure de chrétien bien sage se cache en réalité une divinité romaine terriblement plus ancienne : ESUS-QUIRINUS l’amant de la déesse REGANI mère toute puissante, protectrice des bateliers à l’étape fluviale antique de Revin. N’est-il pas fascinant de débusquer ces dieux antiques, travestis pour mieux franchir les siècles et venir aux portes de notre monde et nous faire ressentir le faible écho d’un monde de dieux oubliés, de temples détruits, de rites évanouis…
Alain Sartelet