Le métier faisait l'objet d'un règlement. Celui de février 1791 nous est parvenu.
Art.1 : Le batelier chargé du passage sera tenu de résider le plus près possible du rivage afin de mieux entendre les appels qui lui seront faits des deux rives de la Meuse.

PA130013.JPG Art.2: Il lui sera payé 66 livres par Vireux-Molhain et par Wallerand 84 livres.
Art.3: Sera tenu de se procurer deux barques neuves. Une pour les gens de pieds, de 36 pieds de longueur sur 4 pieds de largeur et 2 pieds de bord. Une deuxième pour les chevaux de 50 pieds de longueur sur 6 pieds de largeur et 2 pieds et demi de bord.
Pour information le pied de St Lambert en usage à Vireux mesurait 29,6 cm. Le pied de France un peu plus de 30 cm.
Art. 4 : Il ne sera rien payé pour les Bourgeois de Wallerand, Vireux Saint Martin et Molhain et leurs familles avec leurs charges, celles ci n'excédant pas le poids d'un sac de froment et pas plus d'une fois par jour.
Art.5: Tout bourgeois payera 15 sols de France pour un chariot ou toute voiture à 4 roues, 7 sols 6 deniers pour une voiture à 2 roues, 2 sols pour un cheval, un boeuf et tout animal pour la grosse barque. Il ne payera rien pour un cochon ou un veau.
Art. 6 : Tout bourgeois ayant barque à lui ou de louage pourra passer ses marchandises, non pas celle d'un non-bourgeois sous peine d'amende pour le passeur.

bac1.jpg
On remarque sur cette carte de 1780 que l'ile sur la Meuse était coupée en deux. Art. 7 : Ledit passeur devra être prêt à passer tout l monde de trois heures du matin à dix heures le soir du 1er Mai au 1er Septembre. Pour le reste du point du jour jusqu'au soir, sauf danger de faire naufrage.
Une exception est faite pour le médecin de Wallerand qui est réputé non étranger et doit même être passé de nuit pour les malades.
Ces deux photos de Fumay au début du XXème siècle donnent une idée des équipages du passeur d'eau.
bac2.jpg
bac3.jpg