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A l’instar d’un Côtes-de-Blaye ou d’un Côtes-du-Rhône, il y eut autrefois un « Côtes-de-Charlemont », bien sûr le nom est inventé mais il y eut bien jadis de la vigne au pied du fort de Charlemont entre la Meuse et la roche, comme en témoigne un dessin des années 1580 représentant une multitude de ceps exposés plein sud (détail ci-dessus). Les vignes s’étendaient aussi au Petit-Givet (fort des Vignes, Mon-Plaisir). Dans les Ardennes, on cultivait encore en 1877 1800 hectares de vignes donnant 30 000 hectolitres d’un vin jugé «des plus communs», les cépages étaient alors de type Mauzac, blanc et noir, plant gris, plan doré, Bourguignon rouge, Chanay, Chardonnay et Chasselas blanc. La vigne n’a pas totalement disparu dans notre région, il y en aurait encore à Hierges…pourrons-nous un jour déguster un Côtes-de-Hierges ?
Alain Sartelet