Les moyens alloués à l'hôpital ne vont pas reculer l'an prochain, mais ils resteront sous forte contrainte. Le gouvernement a beau affirmer le contraire, les versements de l'assurance-maladie aux hôpitaux et aux cliniques ne vont pas progresser plus vite que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. L'enveloppe qui leur est destinée en 2013 n'augmentera que de 2,6 %, ce qui représente environ 2 milliards d'euros de plus. C'est à peu près autant que la hausse prévue pour cette année (+ 2,5 % selon les dernières estimations de la direction de la Sécurité sociale). Et nettement moins que les années précédant la crise (la hausse dépassait 3 % en 2007 et 2008, et même 4 % en 2004 et 2005). C'est bien trop faible, protestent les hôpitaux et les cliniques, qui soulignent que leurs charges galopent (+ 3,8 % en 2011 dans le secteur public). Résultat, alertent-ils, les faillites d'établissements se multiplient dans le privé et les hôpitaux sont obligés de réduire leurs effectifs en ne remplaçant plus tous les départs, notamment les gros CHU.