Heureusement, le Sénat a récemment basculé à "Gauche" et M. Warsmann dans une de ses dernières tentatives d'enfumage du droit social, vient d'être retoqué. Le 10 janvier dernier, le Sénat a rejeté une nouvelle loi du député UMP ardennais en adoptant une question préalable, c'est à dire une motion de procédure qui équivaut à un rejet du texte !
Le rapporteur de la commission a motivé le rejet au motif qu' "un certain nombre de dispositions du texte ne constitue pas une simplification mais des réformes de fonds et de dénoncer les nombreuses modifications du code du travail, particulièrement de l'article 40. Celui-ci stipulait que la mise en place d'une nouvelle répartition des horaires d'un salariés sur une période supérieure à une semaine ne constitue pas une modification du contrat de travail. "Vive la flexibilité, dit l' UMP, les droits des salariés sont insupportables".
Ils veulent tout liquider l' UMP, ainsi la proposition de cet article tombait à pic, au moment où la droite et le président de la république plaident pour l'instauration d'accords de compétitivité-emploi au sein des entreprises, ce qui contribue à faire varier le temps de travail et le salaire en fonction des seuls besoins des entreprises.
Toucher à la durée du travail est une modification substantielle du contrat de travail qui requiert l'accord individuel du salarié ! C'est le verrou que Warsmann voulait faire sauter discrètement avec sa proposition au nom nom de la simplification du droit!!
Introduire toujours plus de flexibilité dans le droit du travail afin que les salariés n'aient plus le pouvoir de s'y opposer, voilà une curieuse conception de " la simplification du droit"
Perturber toujours plus la vie familiale et personnelle des classes laborieuses, c'est le programme qu'a développé le président de la république et Warsmann en voulant lui préparer le terrain a échoué.
QUE LES ARDENNAIS S'EN SOUVIENNENT EN JUIN PROCHAIN AU MOMENT DES ELECTIONS LEGISLATIVES !logo_fdg_grand.jpg