Concernant les maternités, le document présenté rappelle que les plateaux obstétricaux présentant moins de 500 accouchements annuels ne doivent pas faire l'objet de regroupement. Or cette règle mathématique déjà largement contestable n'est applicable ni à Charleville (1900 accouchements), ni à Sedan (800 accouchements) qui se trouvent largement au dessus de ces seuils. Dans cette situation, un éventuel regroupement n'aurait alors aucune signification médicale mais simplement une démarche comptable mise en application et destinée à faire des économies au détriment de la qualité des interventions.
Cette logique qui est celle du gouvernement, répond exclusivement à l"exigence de rentabilité voulue par la loi HPST et à la réduction, à tout prix des dépenses publiques. Malheureusement aujourd'hui, c'est cette réalité qui prend le pas sur le souhait fortement exprimé de qualité des soins et des besoins réels de la population et obligeant les femmes enceintes à faire de nombreux kilomètres fatigants et peu sécurisants.
logo_pcffdg.jpg Dans un courrier adressé à monsieur le directeur de l'agence régionale de santé, les élus communistes ont fait connaitre le désaccord avec cette conception de la santé. Au nom du maintien et du développement de la qualité des soins, indispensables à l'amélioration de la vie de nos concitoyens , nous avons souhaité un réexamen du SROS , afin que soit pris en compte la nécessité du développement de l'hôpital public sur notre territoire et le maintien des maternités de Charleville et Sedan.
En conséquence, ces mêmes élus communistes ont fait savoir au directeur de l'ARS qu'ils s'opposeraient avec vigueur, à toutes les tentatives de démantèlement de l'hôpital public tant en matière de Plateaux obstétricaux que chirurgicaux.