Cette insuffisance de la croissance réelle accentue l'insuffisance des recettes publiques avec ces conséquences par rapport à la dépense qui, elle, est poussée par des besoins irrépressibles ( santé, éducation, recherche, accompagnement social ) ce qui dans ces conditions, creuse des déficits, lesquels grossissent la dette. L'échec des politiques mises en oeuvre, loin de tirer les leçons des crises à répétitions et de l'impasse dans laquelle nous pousse la cupidité des marchés financiers, les tenants des logiques libérales ne font que suivre les recommandations de ceux-là même qui ont échoué. Des recommandations, qui malgré les erreurs et les échecs, qui se cumulent plan après plan, vont toujours dans le même sens : LA PRIVATION, LES DEMENTELEMENTS !
L'exemple italien:
Début août 2011, la BCE adresse une lettre au gouvernement italien pour exiger <<d'adopter au plus vite des mesures pour moins de rigidité sur les contrats à durée indéterminée, interventions sur l'emploi public, contrats de travail stimulant la productivité et les privatisations des sociétés municipales gérant les déchets, les transports ou la distribution d'électricité. >>
A entendre et à lire l'immense majorité de la classe politique et des experts répètent à l'infini les mêmes discours <<rassurer les marchés financiers, réduire les déficits, faire des effort.>>
En décrypté cela veut dire : Ne vous inquiétez pas, les dettes publiques seront honorées au centime d'euro prés, le problème de la crise, ce ne sont pas les marchés financiers mais les incertitudes que font planer le poids de la dette publique. Pour résoudre la crise, il faut réduire la dette publique et par la même engager de nouveaux efforts et cela passe par privatiser, précariser le marché du travail, réduire les budgets sociaux.
<<Une telle logique, si elle permet à certains de s'enrichir énormément, est vouée à l'échec pour le prix Nobel JOSEPH Stiglitz. Renforcer l'austérité n'aura pour résultat que de ralentir la croissance de l'Europe et d'accroître ses problèmes budgétaires>>