Alors que des millions de Français souffrent du chômage et de la précarité, le premier ministre se réjouit de la destruction de 130000 emplois publics, les 15 milliards de réduction des dépenses publiques, l'asphyxie des collectivités territoriales. Son super plan d'austérité sera appliqué au plus grand nombre et la contribution des plus riches- au delà de son caractère exceptionnel- sera seulement de 3%. C'est une provocation ?
NON, c'est la conception qu'a le gouvernement de la justice sociale : Pénaliser les revenus les plus modestes. En effet, la sécurité sociale et les droits sociaux sont en ligne de mire, avec dans un premier temps l'augmentation de la taxation des conventions d'assurance qui coûtera 1,2 milliards aux assurés, mais aussi, l'augmentation sur les tabacs, alcools, et même les SODAS ou encore les déremboursements nouveaux envisagés. Aucune des mesures annoncées ne restaurera la croissance, ni l'équilibre des comptes publics.
logo_fdg_grand.jpg Les états doivent s'émanciper des marchés financiers. En plaidant à nouveau pour l'inscription de la règle d'or dans la constitution de notre pays, François Fillon en appelle à se plier à la dictature des marchés. De quel droit, des agences de notations, des banques font la loi et imposent leurs mesures d'austérité aux gouvernements qui acceptent docilement les sentences ?
La mobilisation est plus que jamais nécessaire pour imposer des mesures qui prennent radicalement le contre-pied de ce plan d'austérité en favorisant le pouvoir d'achat par l'augmentation des salaires, en taxant fortement la spéculation et les revenus du capital, en mettant réellement fin aux exonérations sociales et fiscales.
En 2012, l'élection présidentielle et les législatives seront l'occasion de choisir une gauche qui fasse des choix, qui assurent une vie digne à chacun, un avenir pour la jeunesse. C'est l'ambition du Parti Communiste Français et du Front de Gauche avec leur candidat.