La dette odieuse est un prêt conssenti par un pays développé à un dictateur non pas pour améliorer le quotidien de son peuple mais pour permettre de renforcer sa dictature. En échange, il accorde par exemple des contrats d'exploitations à des compagnies occidentales en remerciement et se montre très docile et généreux envers ses bienfaiteurs...Cette pratique criminelle se doit d'être non seulement immédiatement stoppée mais condamnée ! Quand un de ces pays victime de la dette odieuse renverse la dictature, on se doit de l'imputer au dictateur et sa junte et non pas à la nation libérée ! Ainsi en 2006 la Norvège annula 65 millions d'Euros de dettes odieuses envers 5 pays ( Egypte, Equateur, Jamaïque, Pérou et Sierra Leone ). Le 27 juillet 2011, le sénat Belge demanda l'annulation de la dette odieuse de Tunisie contractée par Ben Ali... Il semblerait que l'absence de gouvernement soit des plus bénéfiques à la Belgique

Comment agir ?

1/ Signer la pétition
2/ Ecrivez à votre député pour qu’il souscrive à la « Déclaration internationale des parlementaires » contre la dette odieuse. Les députés sont les représentants du peuple. Ils sont chargés de contrôler comment le gouvernement utilise l’argent public. - Recopiez le message suivant en indiquant en bas votre nom et votre commune, puis envoyez.

Madame, Monsieur le Député, Les populations de nombreux pays en développement remboursent aujourd’hui, souvent au détriment de dépenses sociales vitales, des dettes contractées contre leur gré, par des régimes despotiques ou guerriers dont ils sont ou ont été la première victime. Mobutu a mis la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) à feu et à sang ; en Indonésie, le Général Suharto a éliminé entre 300 000 et un million de communistes supposés et détourné 35 milliards de dollars ; le Général Videla a fait assassiner ou disparaître 30 000 opposants et contraint à l’exil 500 000 Argentins. Il n’est pas acceptable que les citoyens et les jeunes générations de ces pays, et de tant d’autres, aient à rembourser la dette héritée de leur bourreau. Ces dettes sont « odieuses », au sens juridique, et doivent être considérées comme nulles et non avenues. Les gouvernants qui ont permis leur accumulation doivent en rendre compte à leurs citoyens. C’est vrai pour les pays endettés, où les parlementaires sont déjà mobilisés pour que la lumière soit faite sur la formation des dettes odieuses, comme aux Philippines, au Mali ou en Equateur. C’est également vrai pour les pays qui ont prêté à des régimes insolvables, despotiques ou criminels. En Belgique, le Sénat a adopté une résolution sur la dette des pays pauvres qui prévoit la réalisation d’un audit sur les créances belges. Il est également du devoir des parlementaires de tous pays de contrôler la politique de prêt et d’emprunt du gouvernement. C’est la raison pour laquelle en tant que citoyen français, je vous demande de souscrire à la Déclaration internationale des parlementaires pour une responsabilité partagée des prêts souverains. Vous la trouverez sur le site http://www.debtdeclaration.org/déclarationenfrançais et pourrez la signer par courriel ou par fax. J’attire particulièrement votre attention, parmi les objectifs promus par cette déclaration, sur la nécessité d’un audit parlementaire de la dette. A l’Assemblée nationale, il pourra prendre la forme d’une Commission d’enquête afin de déterminer la part odieuse des créances françaises envers les pays du Sud et d’en tirer les leçons pour que la politique de prêts de la France soit véritablement responsable et transparente.

Madame, Monsieur le Député, je compte sur vous.

Prénom, nom Nom de votre commune

dictateur.jpg3/ Parlez-en autour de vous

•Expliquez à votre entourage le scandale de la dette odieuse et incitez vos proches à signer la pétition

•Voir le film « The Debt of the Dictators » (sous-titrage en français), qui comporte 3 sujets de 10-15 min. (Philippines, Afrique du Sud, Argentine), pour mieux connaitre le problème.