Il s'agit d'un ensemble magnifique peint sur panneaux de bois à la fin du XVIème siècle. L'artiste serait un certain GOBLET de Liège. Le panneau droit représente la Christ sur le chemin de croix. Le panneau central représente la crucifixion.
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Sur le troisième panneau du triptyque, le Christ est ressuscité, triomphant
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Il est intéressant de voir que les Romains représentés sur le tableau portent des vêtements orientaux qui évoquent les Turcs. Le tableau résonne de la bataille de Lépante, en 1572, qui vit la victoire des galères catholiques et majoritairement espagnoles contre les Turcs au large de la Grèce.
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Intéressante pour nous est la présence sur le panneau central de ce personnage à la barbe fournie, à l'oeil distrait et au sourire aussi énigmatique que celui de la Joconde, au pied de la croix. C'est certainement le portrait le plus ancien d'un habitant de la Pointe.Retablehan2.jpg
Un petit bandeau en dessous de ce portrait nous indique qu'il s'agit de Joèn (Jean) DE BIEN , curé de Ham et Aubrives qui est le mécène de ce retable absolument fabuleux et trop méconnu des Ardennais. Il a tenu à se faire représenter sur le tableau. Péché d'orgueil certes mais reconnu par les historiens comme la formation de la pensée individualiste de nos sociétés contemporaines.

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Au dessus d'une porte de la rue du curé Georges, dernier curé d'Aubrives, on trouve ce millésime de 1610 (année de l'assassinat de Henri IV en France). La date est encadrée de deux fourquets (ou fourches) et d'un panier qui indiquent une maison de brasseur. La famille Gendebien, partie d'Aubrives jouera plus tard d'un rôle crucial dans l'histoire de la Belgique.
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Rappelons que Ham était la paroisse mère dont dépendait Aubrives sous le vocable de St Rémi qui est représenté sur ce sceau de la paroisse.