La directive 2002/96/CE/WZZZ européenne demandait que 4 kg/an/habitant de DEEE soient collectés pour valorisation (Le consommateur français,en 2008, en produit 14 kgs/an, en considérant une augmentation de 14 %/an . ) . Après deux ans d'existence, l'objectif visé est dépassé puisqu'il atteint 4,5 kgs ( 5,7 kgs, en 2009 ) . Le gros électro-ménager représente 58 % . Tout semble parfait et pourtant...seulement 3% du poids collecté a été reconditionné et 0,07 % réutilisé sous forme de composants . Le reste n'a pu être revalorisé . A peine 0,5 % du tonnage total DEEE a été reconditionné et 13 % recyclé . Tout n'est pas aussi parfait qu'il y parait . En 2009, 8 ordinateurs sur 10 finissent à la décharge . La collecte et le traitement ne fonctionnent pas, car ce sont les fabricants qui gèrent l'éco-taxe . L'intérêt de la consommation est contradictoire avec celle du recyclage et pour cause ... Tout appareil recyclé revendu d'occasion supprime la vente d'un appareil neuf . Les constructeurs préfèrent voir les vieux appareils détruits plutôt que réparés ... A partir du 1/7/2010, l' éco-taxe a augmenté de 20 % et varie en fonction du degré de bio-conception des appareils . deee.jpgDécision très honorable sauf qu'elle pénalise le consommateur puisqu'il n'est pas maître de l'éco-conception des produits . En fait le consommateur est sanctionné à la place du constructeur par un petit tour de passe-passe . Si Les pollueurs ne sont pas les payeurs , ne pouvons nous pas assimiler cette importante initiative écologique à un simple impôt indirect supplémentaire ? Le recyclage ne serait-il qu' un nouveau marché, un business comme les autres, imposé aux consommateurs, alors qu'il devrait véhiculer des valeurs d'utilité publique, plus que celles du capitalisme traditionnel ? L'avenir nous le dira ...