Vireux Rive Gauche

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jeudi 11 mai 2017

1789, Vireux sous la révolution ....(5)

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Cinquième volet de Vireux sous la révolution de 1789. Recherches d'André Majewski publiées en 1990.

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lundi 8 mai 2017

1939-1945 dans la Pointe de Givet (suite)

« Au peuple qui se satisfait des explications les plus simplistes et préfère accuser de lâcheté ou de trahison les exécutants, plutôt que de nullité ou d’imprévoyance les dirigeants, on jettera donc des têtes et des noms, avant qu’il ait pris conscience de l’ampleur de la catastrophe. »
Jean Amouroux – Le peuple du désastre 1939-1940.

CarteEFThArdennaise.JPG

Les faits relatés dans le présent billet nous éloignent un peu géographiquement de la Pointe de Givet, mais certains de leurs témoins ou intéressés y avaient des attaches, raison pour laquelle il ne paraît pas inapproprié de les exposer dans cet article. Lors du repli et de la débâcle de 1940, dans un contexte où la trahison pouvait facilement servir d’explication au sidérant effondrement de l'Armée Française, des propos et actes constitutifs d’intelligence avec l’ennemi et de trahison, où seulement suspectés tels, ont pu aboutir à l’exécution de leurs auteurs. Une enquête interne aux Douanes de 1950 (documents scannés en fin d'article), lacunaire, menée notamment par le lieutenant MOINET en poste à Givet, se penche sur le sort de Monsieur Jean LEY, agent des douanes, peut-être passé par les armes après avoir été emprisonné à RUMIGNY (Ardennes), pour avoir été surpris coupant des fils téléphoniques. Son identité Alsacienne renforçait les présomptions de culpabilité qui pesaient contre lui, suspect à priori de complicité avec l’Allemagne du fait de la germanisation subie par les Alsaciens-Mosellans-Lorrains entre 1870 et 1918. Après 1945, la nécessité de panser les blessures du pays et l’historiographie officielle amèneront, et ce jusqu’au milieu des années 1970, à jeter un voile sur le sort tragique de ces français convaincus, parfois sans véritable fondement, de déloyauté.


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samedi 6 mai 2017

1789, Vireux sous la révolution ....(4)

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Quatrième volet de Vireux sous la révolution de 1789. Recherches d'André Majewski publiées en 1990.

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jeudi 4 mai 2017

Merci madame Claudine Declef pour votre contribution de passeur de l'histoire.

CD1.JPGEn faisant des recherches sur l'aviateur anglais John Cave tombé dans la région de Givet en 1943, Google m'a renvoyé sur la page de votre site(article de Jérôme Camus du 2/5/17). Je possède un foulard en soie appartenant à l'aviateur John Cave..CD2.JPG Sur ce foulard est imprimée d'un coté la carte de France et de l'autre le carte de l'Allemagne. C'est mon père René Hubert qui a "trouvé" le parachutiste John Cave et il l'a confié M. Delocquer. Mon père a écrit sur le foulard le nom et l'âge de l'aviateur recueilli : John Cave 22 ans né en Nouvelle Zélande - raid sur Nuremberg le 11 août 1943. Ma grand-mère m'avait parlé de la remise à un réseau de résistant de cet aviateur.
Cordialement,
Claudine Declef née Hubert (café du rivage à Givet)

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mardi 2 mai 2017

1939-1945 dans la Pointe de Givet (suite)

Gaston_Barre_2.jpg

Poursuite de la publication de documents ayant trait à la résistance dans la Pointe de Givet durant l’occupation Allemande avec deux témoignages, l’un, manuscrit, relatif aux actions de la famille Dubois-Barré et plus particulièrement de Madame Simone Dubois née Barré, domiciliée après guerre rue Edmond Guyaux à Vireux-Wallerand, dont le père, Monsieur Gaston Barré, brigadier des douanes, membre du mouvement de résistance intérieure OCM (Organisation civile et militaire), médaillé à titre posthume de la Résistance par décret du 31 mars 1947, a été arrêté en novembre 1943 et déporté au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Alsace) où il est décédé le 2 avril 1944, l’autre, dactylographié, afférent aux actes de Monsieur Eugène Lardenois, herbager à l’époque des faits route de Philippeville à Givet, domicilié en 1976 rue Oger à Givet. Le premier témoignage redit les conditions dans lesquelles deux aviateurs anglais ont été recueillis et cachés (billet précédent), et précise le rôle de « passeur-filièriste » de Madame Dubois. Le second complète le témoignage de M. Roger Declef (1er billet) en s’attardant sur le rôle joué par M. Lardenois dans les dernières heures de l’occupation à Givet. Les documents originaux sont scannés en fin de billet.

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lundi 1 mai 2017

Le 1er mai 1891 à Fourmies, l'armée tire sur la foule !

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Nous sommes le 1er mai 1891. A 9 heures, la plupart des ouvriers de la ville sont en grève. Une seule filature reste en activité. Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Le premier slogan de la journée, « c’est huit heures qu’il nous faut » est alors devenu « c’est nos hommes qu’il nous faut ». Le reste de la journée se déroule sans aucun incident majeur.

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dimanche 30 avril 2017

1789, Vireux sous la révolution ....(3)

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Troisième épisode de Vireux sous la révolution de 1789. Recherches d'André Majewski publiées en 1990.

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vendredi 28 avril 2017

rue de l'Egalité anciennement rue du Mesnil par Bernard Rosa

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J’ai retrouvé dans mes documents cette photo qui montre bien la maison qui s’était effondrée rue de l’Egalité, suite à un affaissement du tunnel qui menait à la carrière. 
On distingue à peine, sur la droite, les femmes prenant de l’eau à « la borne ». C’était un lieu de vie propice aux bavardages à cette époque.
Toutes mes meilleures amitiés.
Bernard Rosa

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mercredi 26 avril 2017

1789, Vireux sous la révolution ....(2)

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Deuxième épisode de Vireux sous la révolution de 1789. Recherches d'André Majewski publiées en 1990.

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samedi 22 avril 2017

1789, Vireux sous la révolution ....

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En cette période électorale où tous les espoirs sont permis, je vous livre ci-dessous les travaux d'André Majewski concernant Vireux sous la révolution de 1789.andre.jpg Cette histoire sera publiée sous forme de feuilleton car trop important que pour la livrer en une seule fois. André, une fois encore nous démontre s'il fallait encore le prouver, toute sa sagacité et tout son talent à nous faire revivre cette période, où les gens sans grades allaient écrire la plus belle page de l'histoire française. Voici donc le premier épisode. Je tiens à remercier André Cognot pour m'avoir permis d'emprunter l'ouvrage qui est en sa possession. Le récit fut préfacé par le Docteur Gaillot, Ancien maire de Vireux-Molhain qui fit un bel éloge et du travail fourni et de l'homme qui l' a fait...

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dimanche 16 avril 2017

"Plus de 16 avril 1917" par A.M. Deroux

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samedi 15 avril 2017

Philippe Licot, dernier prévôt de Hierges (3/3)

andre.jpg Voici le dernier épisode de l' histoire de Philippe Licot, dernier prévôt de Hierges qu' André Majewski nous a laissé témoignant ainsi de la richesse de ses recherches historiques.
D'autres récits historiques écrits par André seront bientôt publiés en sa mémoire. Des écrits toujours aussi passionnants.

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mercredi 12 avril 2017

1939-1945 dans la Pointe de Givet (suite)

couteau_parachutiste_anglais.JPG couteau anglais ayant appartenu à un des deux parachutistes recueillis et cachés

Le témoignage ci-dessous recoupe - en ce qui concerne les jours qui ont précédés immédiatement la libération - celui, publié précédemment, de Monsieur Roger Declef, maire de Givet sous l’occupation. De par les fonctions exercées par son auteur, officier des douanes, il met l’accent sur la lutte de ce corps contre l'occupant entre 1943 et 1944, tout en relevant les actes des résistants venus d'autres composantes de la société française, et l'engagement des femmes.
Son état de conservation autorise une lecture relativement plus aisée ; cependant, là aussi, il est possible de disposer d'une nouvelle copie dactylographiée. A sa suite, on découvrira une attestation relatant les faits de résistance du brigadier des douanes René Roguin. Il est intéressant de noter que dés la libération, les chefs de secteur de la résistance – en l’occurrence ici Monsieur Vigneron – recueillent les témoignages d’activité des résistants sous leurs ordres ; entreprise ( que le retour des partis en novembre 1946 mettra à mal ) visant à être partie prenante dans le rétablissement d’une société expurgée des individus compromis avec l’ennemi et à incarner le renouveau à travers des hommes issus de ses rangs.


" Septembre 1944 Le Capitaine des Douanes CAMUS Paul,
A Monsieur VIGNERON *, Chef de Secteur de la Région de GIVET
Mouvement « Libé-Nord »

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dimanche 9 avril 2017

Philippe Licot, dernier prévôt de Hierges (2/3)

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Voici la seconde partie de l'article qu' André Majewski nous a laissé témoignant ainsi de la richesse de ses recherches historiques.


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vendredi 7 avril 2017

1939-1945 dans la Pointe de Givet

givet_plaque_commemorative.JPG
En examinant des archives familiales, des tapuscrits relatifs aux années 1943 et 1944 m’ont parus susceptibles d’intéresser les familiers de ce blog. Ces documents rédigés entre 1944 et 1979 par des témoins et acteurs directs donnent un éclairage particulier aux mois, semaines ou simples journées qui ont précédés la libération dans la Pointe de Givet. Leur état de conservation rendant la lecture malaisée, le choix d’en proposer une nouvelle copie dactylographiée - la plus respectueuse possible dans la forme – s’est imposé. Toutefois, les documents originels seront présentés scannés, à la suite de la copie. La production de ces documents, si elle devait se poursuivre, devrait nécessiter plusieurs billets. Un premier tapuscrit, daté du 8 septembre 1944 et intitulé '' La Vie à Givet durant les 8 jours qui ont précédé la libération ", est dû à Monsieur Roger DECLEF, maire de Givet sous l’occupation, qui a, par ailleurs, laissé un récit précis des événements conservé aux Archives nationales. J’ai pu commettre des erreurs de transcription dues à l’effacement de l’encre avec le temps, en particulier sur les noms propres, les noms de lieux et les marques, aujourd’hui disparues, de matériels. Merci à ceux qui voudront bien les signaler pour correction. A une ou deux reprises, plutôt que conjecturer, j’ai préféré remplacer par des points de suspension, un nom ou un mot illisible dans une phrase, sans que le sens général, je l'espère, ait à en souffrir.

« LA VIE A GIVET DURANT LES 8 JOURS QUI ONT PRECEDE LA LIBERATION »
MERCREDI 30 AOUT
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lundi 3 avril 2017

Philippe Licot, dernier Prévôt de Hierge (1/3)

andre.jpgAndré Majewski nous a laissé en héritage ses recherches historiques. Ici, il nous raconte l'histoire de Philippe Licot, dernier prévôt de Hierges dans un article paru en 1992 dans la revue " De la Meuse à l'Ardennes" financée par la région Wallonne. Merci à André Cognot pourLicot_couv_Majewski.jpeg nous avoir prêté le numéro 14 de la revue ainsi que d'autres publication aujourd'hui introuvables ou presque,que nous vous dévoileront ultérieurement. Dans le cadre de l'hommage rendu à notre ami Andre, nous livrons à votre curiosité plusieurs de ses écrits si riches en enseignements. Une fois encore, nous ne pouvons que rester admiratif devant la qualité du travail effectué par notre ami disparu. En voici donc la première partie...

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lundi 27 mars 2017

"CHARTES DE VIREUX-WALLERAND" DE 1331 !

andre.jpg Voici un an qu'André Majewski nous a quittés. Je le revois en train de nous faire découvrir en troisième les chartes du Moyen-Age mais ce souvenir était lointain voir devenu très confus. je me suis donc mis à rechercher des renseignements à ce sujet en me disant que s'il nous donnait un cours à ce sujet, c'est qu'il avait certainement effectué des recherches sans doute publiées? Mais où? et quand? Je savais qu'une commune proche en avait bénéficié mais laquelle? Bref je me lançais à la recherche du travail effectué par André. Une autre manière de le connaître, une certaine manière de le faire revivre et sentir sa présence tout au long de cette modeste enquête. Par recoupement, je vins à en déduire, vu sa coopération avec "Ardennes Wallonne" qu'il avait peut-être publié ses recherches dans une de ces revues. Effectivement, j'en retrouve la trace dans le numéro 63 de décembre 1995. Malheureusement ce numéro étant épuisé, je ne pouvais en consulter que le sommaire qui m'indiqua que la commune concernée était celle de Wallerand, alors que j'hésitais entre Hierges ou Haybes. C'est là que je dois à l'abbé Jean-François Pinard, un ami de vieille date sa précieuse coopération. En effet, possédant la dite revue, il eut l'extrême gentillesse de m'envoyer copie de l'article en question. Et là, je tombais en admiration devant la remarquable recherche d'André et je l'imagine à ce moment m'adresser un clin d'œil. Avant de vous laisser le plaisir de découvrir ce document, je me permets juste de rappeler la définition d'une charte:
"Conquis de haute lutte ou acquis par des négociations, le droit de commune était généralement reconnu par une charte, qui réglait les rapports de la commune avec son suzerain, reconnaissait ses droits, ses privilèges et, comme on disait alors, ses libertés; il s'y ajoutait souvent des dispositions relatives à son organisation intérieure, à la condition des habitants, et souvent aussi des coutumes."

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dimanche 12 mars 2017

Animal on est mal

animaux_traduits_en_justice.jpgEntre les IXe et XVIIIe siècles en Europe, des animaux furent jugés pour délits par des tribunaux ecclésiastiques. Parmi les pires criminels figuraient les porcs et les charançons. En 1906, dans son livre The Criminal Prosecution and Capital Punishment of Animals ( Poursuites criminelles et peines capitales à l’encontre des animaux ), E.P Evans affirme que le nombre important de porcs traduits en justice s’explique d’abord par leur omniprésence dans la rue au moyen âge. Accusés d’arracher oreilles et nez d’enfants, ils furent souvent condamnés à la peine de mort. L’auteur relate la fin d’un porc pendu en 1394, reconnu coupable de sacrilège pour avoir mangé une hostie. Un autre fut condamné à la même peine pour avoir dévoré un enfant un vendredi, ce qui constituait une circonstance aggravante.

Evans répertorie 200 exécutions à partir du peu d’archives conservées. Elles concernent des porcs et des charançons, mais aussi des taureaux, chevaux, anguilles, chiens, moutons…Des dauphins furent jugés et exécutés en 1596 à Marseille, sans que le motif nous soit parvenu.

Barthelemy_de_Chassaneuz.jpgLa peine capitale n’était pas forcément requise. Il n’était pas rare que rats, sauterelles et charançons reçoivent une missive leur enjoignant de quitter maisons et champs. Barthélemy de Chasseneuz, célèbre avocat du XVIe siècle, s’était spécialisé dans la défense des animaux pour avoir été commis d’office à plusieurs reprises. Parmi sa clientèle, des rats avaient été accusés d’avoir dévoré et anéanti la récolte d’orge d’Autun. Il plaida la difficulté de convoquer tous les accusés au tribunal, faisant valoir : " la longueur de ce voyage plein de périls causés par la vigilance incessante des chats. Car, surveillant leurs faits et gestes et animés de sinistres intentions, leurs ennemis mortels les attendaient derrière chaque recoin, tapis en embuscade ".

Souvent, la condamnation consistait en un anathème, malédiction censée interdire un comportement néfaste. Evans rapporte l’anathème jeté par un prêtre sur un verger, coupable d'être préféré à la messe par les enfants pour ses fruits. Le verger devint aussitôt improductif, jusqu’à ce que la levée de la malédiction soit ordonnée par la duchesse de Bourgogne.
Le recours à l’anathème était fréquent contre les charançons, responsables d'importants dégâts. En 1545, une plainte fut déposée par des viticulteurs de Saint Julien. Les charançons devaient reconnaître leur péché et débarrasser les lieux. Ils s’éloignèrent, mais revinrent trente ans plus tard, obligeant la ville à les traduire en justice. Un compromis leur fut proposé sous la forme d’une terre située hors de la ville sur laquelle ils auraient toute liberté. L’avocat des charançons refusa l’offre « car l’endroit était inhospitalier et ne produirait pas assez de nourriture pour sustenter ses résidents ». La décision du tribunal ne nous est pas parvenue, mais si l’on se réfère aux affaires du même type, il est plausible que les charançons se soient vus, une nouvelle fois, ordonner de quitter la ville sous peine d’anathème.

tribunal_d_animaux.jpgTraduire des animaux en justice concourait à leur humanisation...dans un monde où nul n’échappait au regard de Dieu. Mais cette humanisation avait ses limites. La preuve : les animaux n’ont jamais siégé dans les tribunaux ecclésiastiques. Dommage, l’Inquisition aurait été moins féroce.

  • Sources : Matt Simon – Wired Magazine – San Francisco
  • L'ouvrage de E.P Evans n'a jamais été publié en France

vendredi 10 février 2017

Maurice Maréchal dans la Grande Guerre

Maurice_Marechal.jpgEn 1914, à l’âge de 22 ans, Maurice Maréchal, alors violoncelliste et élève au conservatoire de Paris, est mobilisé. Durant le conflit, il écrira de nombreuses lettres aux siens. Certaines d’entre elles figurent dans le recueil Paroles de Poilus / Lettres et carnets du front 1914-1918, paru chez Flammarion. Les deux présentées ci-dessous reflètent le changement d'état d’esprit qui s’est opéré passé les premiers jours – non exempts d’inquiétude malgré l’exaltation -, et témoignent aussi de la lucidité conservée dans l’épreuve. Après guerre, Maurice Maréchal, à qui un camarade menuisier avait fabriqué en 1915 un violoncelle à partir d’une caisse de munitions et d’une porte, deviendra un violoncelliste célèbre et sera le professeur de Rostropovitch. Le 12 août 1914, il est près de Mézières.

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mardi 7 février 2017

René Daumal, l'autre passant considérable

Maison_natale_de_Rene_Daumal_a_Boulzicourt.JPGQui, hormis les Boulzicourtois qui savent que leur école primaire porte son nom, connaît aujourd’hui l’existence et l’oeuvre de René Daumal, poète, écrivain et essayiste, né à Boulzicourt dans les Ardennes, le 16 mars 1908, mort à Paris le 21 mai 1944 ?

Il fut avec Roger-Gilbert Lecomte, né à Reims le 18 mars 1907 et mort à Paris le 31 décembre 1943, l’âme du Grand Jeu, société secrète, à laquelle s’étaient joints au lycée à Reims ( Reims-la-plate ) deux autres " Phrères simplistes ", Roger Vailland et Robert Meyrat. Plus absolus et radicaux que leurs aînés du groupe surréaliste - si l'on excepte Artaud - ceux qui allaient devenir les " horribles travailleurs " annoncés par Rimbaud veulent abolir les frontières entre le visible et l’invisible, entre la vision et la réalité.

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