Vireux Rive Gauche

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 27 mars 2017

"CHARTES DE VIREUX-WALLERAND" DE 1331 !

andre.jpg Voici un an qu'André Majewski nous a quittés. Je le revois en train de nous faire découvrir en troisième les chartes du Moyen-Age mais ce souvenir était lointain voir devenu très confus. je me suis donc mis à rechercher des renseignements à ce sujet en me disant que s'il nous donnait un cours à ce sujet, c'est qu'il avait certainement effectué des recherches sans doute publiées? Mais où? et quand? Je savais qu'une commune proche en avait bénéficié mais laquelle? Bref je me lançais à la recherche du travail effectué par André. Une autre manière de le connaître, une certaine manière de le faire revivre et sentir sa présence tout au long de cette modeste enquête. Par recoupement, je vins à en déduire, vu sa coopération avec "Ardennes Wallonne" qu'il avait peut-être publié ses recherches dans une de ces revues. Effectivement, j'en retrouve la trace dans le numéro 63 de décembre 1995. Malheureusement ce numéro étant épuisé, je ne pouvais en consulter que le sommaire qui m'indiqua que la commune concernée était celle de Wallerand, alors que j'hésitais entre Hierges ou Haybes. C'est là que je dois à l'abbé Jean-François Pinard, un ami de vieille date sa précieuse coopération. En effet, possédant la dite revue, il eut l'extrême gentillesse de m'envoyer copie de l'article en question. Et là, je tombais en admiration devant la remarquable recherche d'André et je l'imagine à ce moment m'adresser un clin d'œil. Avant de vous laisser le plaisir de découvrir ce document, je me permets juste de rappeler la définition d'une charte:
"Conquis de haute lutte ou acquis par des négociations, le droit de commune était généralement reconnu par une charte, qui réglait les rapports de la commune avec son suzerain, reconnaissait ses droits, ses privilèges et, comme on disait alors, ses libertés; il s'y ajoutait souvent des dispositions relatives à son organisation intérieure, à la condition des habitants, et souvent aussi des coutumes."

Lire la suite...

dimanche 12 mars 2017

Animal on est mal

animaux_traduits_en_justice.jpgEntre les IXe et XVIIIe siècles en Europe, des animaux furent jugés pour délits par des tribunaux ecclésiastiques. Parmi les pires criminels figuraient les porcs et les charançons. En 1906, dans son livre The Criminal Prosecution and Capital Punishment of Animals ( Poursuites criminelles et peines capitales à l’encontre des animaux ), E.P Evans affirme que le nombre important de porcs traduits en justice s’explique d’abord par leur omniprésence dans la rue au moyen âge. Accusés d’arracher oreilles et nez d’enfants, ils furent souvent condamnés à la peine de mort. L’auteur relate la fin d’un porc pendu en 1394, reconnu coupable de sacrilège pour avoir mangé une hostie. Un autre fut condamné à la même peine pour avoir dévoré un enfant un vendredi, ce qui constituait une circonstance aggravante.

Evans répertorie 200 exécutions à partir du peu d’archives conservées. Elles concernent des porcs et des charançons, mais aussi des taureaux, chevaux, anguilles, chiens, moutons…Des dauphins furent jugés et exécutés en 1596 à Marseille, sans que le motif nous soit parvenu.

Barthelemy_de_Chassaneuz.jpgLa peine capitale n’était pas forcément requise. Il n’était pas rare que rats, sauterelles et charançons reçoivent une missive leur enjoignant de quitter maisons et champs. Barthélemy de Chasseneuz, célèbre avocat du XVIe siècle, s’était spécialisé dans la défense des animaux pour avoir été commis d’office à plusieurs reprises. Parmi sa clientèle, des rats avaient été accusés d’avoir dévoré et anéanti la récolte d’orge d’Autun. Il plaida la difficulté de convoquer tous les accusés au tribunal, faisant valoir : " la longueur de ce voyage plein de périls causés par la vigilance incessante des chats. Car, surveillant leurs faits et gestes et animés de sinistres intentions, leurs ennemis mortels les attendaient derrière chaque recoin, tapis en embuscade ".

Souvent, la condamnation consistait en un anathème, malédiction censée interdire un comportement néfaste. Evans rapporte l’anathème jeté par un prêtre sur un verger, coupable d'être préféré à la messe par les enfants pour ses fruits. Le verger devint aussitôt improductif, jusqu’à ce que la levée de la malédiction soit ordonnée par la duchesse de Bourgogne.
Le recours à l’anathème était fréquent contre les charançons, responsables d'importants dégâts. En 1545, une plainte fut déposée par des viticulteurs de Saint Julien. Les charançons devaient reconnaître leur péché et débarrasser les lieux. Ils s’éloignèrent, mais revinrent trente ans plus tard, obligeant la ville à les traduire en justice. Un compromis leur fut proposé sous la forme d’une terre située hors de la ville sur laquelle ils auraient toute liberté. L’avocat des charançons refusa l’offre « car l’endroit était inhospitalier et ne produirait pas assez de nourriture pour sustenter ses résidents ». La décision du tribunal ne nous est pas parvenue, mais si l’on se réfère aux affaires du même type, il est plausible que les charançons se soient vus, une nouvelle fois, ordonner de quitter la ville sous peine d’anathème.

tribunal_d_animaux.jpgTraduire des animaux en justice concourait à leur humanisation...dans un monde où nul n’échappait au regard de Dieu. Mais cette humanisation avait ses limites. La preuve : les animaux n’ont jamais siégé dans les tribunaux ecclésiastiques. Dommage, l’Inquisition aurait été moins féroce.

  • Sources : Matt Simon – Wired Magazine – San Francisco
  • L'ouvrage de E.P Evans n'a jamais été publié en France

vendredi 10 février 2017

Maurice Maréchal dans la Grande Guerre

Maurice_Marechal.jpgEn 1914, à l’âge de 22 ans, Maurice Maréchal, alors violoncelliste et élève au conservatoire de Paris, est mobilisé. Durant le conflit, il écrira de nombreuses lettres aux siens. Certaines d’entre elles figurent dans le recueil Paroles de Poilus / Lettres et carnets du front 1914-1918, paru chez Flammarion. Les deux présentées ci-dessous reflètent le changement d'état d’esprit qui s’est opéré passé les premiers jours – non exempts d’inquiétude malgré l’exaltation -, et témoignent aussi de la lucidité conservée dans l’épreuve. Après guerre, Maurice Maréchal, à qui un camarade menuisier avait fabriqué en 1915 un violoncelle à partir d’une caisse de munitions et d’une porte, deviendra un violoncelliste célèbre et sera le professeur de Rostropovitch. Le 12 août 1914, il est près de Mézières.

Lire la suite...

mardi 7 février 2017

René Daumal, l'autre passant considérable

Maison_natale_de_Rene_Daumal_a_Boulzicourt.JPGQui, hormis les Boulzicourtois qui savent que leur école primaire porte son nom, connaît aujourd’hui l’existence et l’oeuvre de René Daumal, poète, écrivain et essayiste, né à Boulzicourt dans les Ardennes, le 16 mars 1908, mort à Paris le 21 mai 1944 ?

Il fut avec Roger-Gilbert Lecomte, né à Reims le 18 mars 1907 et mort à Paris le 31 décembre 1943, l’âme du Grand Jeu, société secrète, à laquelle s’étaient joints au lycée à Reims ( Reims-la-plate ) deux autres " Phrères simplistes ", Roger Vailland et Robert Meyrat. Plus absolus et radicaux que leurs aînés du groupe surréaliste - si l'on excepte Artaud - ceux qui allaient devenir les " horribles travailleurs " annoncés par Rimbaud veulent abolir les frontières entre le visible et l’invisible, entre la vision et la réalité.

Lire la suite...

lundi 6 février 2017

Les flotteurs de bois sur la Meuse et le winage de Vireux. Par Benoit Moinet

dbm4.jpgLongtemps le flottage en France a été le mode de transport privilégié du commerce de bois. Cette matière première qu’elle soit d’œuvre pour la construction navale, le bâtiment, plus tard de mine ou bien encore comme combustible était particulièrement importante sur les versants forestiers de la vallée de la Meuse ardennaise. Des le XIe siècle la Meuse apparait comme une véritable route du bois, la première mention du flottage du bois sur la Meuse datant de 1056 à Dinant (Charte de l’Abbaye de Waulsort).dbm.jpg Deux techniques de flottage avaient alors cours sur la Meuse : le flottage a buches perdues et le flottage de convois solidaires pouvant atteindre des dimensions impressionnantes. Le flottage à buches perdues concernait principalement le bois de chauffage permettant ainsi d’alimenter toutes les industries gourmandes en énergie présentes le long de la Meuse : ateliers de fer, tanneries, faïenceries,… Les tas de bois s’accumulaient le long de la berge et étaient mis à l’eau après un marquage sur chaque buche permettant de reconnaitre le propriétaire du bois lors de sa remontée sur terre ferme en aval.

Lire la suite...

dimanche 29 janvier 2017

Meuble d'art local

Fonder_couvin_XVIIIeme_siecle.JPGLa région de Couvin possède un style de meubles bien particulier, caractérisé notamment par des fleurs sculptées. Les origines du style couvinois remontent au 18ème siècle, des mains d'une véritable dynastie d'ébénistes : les Fonder. Cette famille d' ébénistes ont au 18ème siècle fourni la majeure partie du mobilier religieux ( chair à prêcher, ameublement de sacristie etc...) du nord des Ardennes entre autre...

Lire la suite...

samedi 28 janvier 2017

Centenaire de la guerre 1914-1918. Extrait d’un entretien d'Historia avec Roland Dorgelès

Historia_hors_serie_8_1916-1918.jpgEn 1968, pour le cinquantenaire de la grande guerre*, l’écrivain Roland Dorgelès, auteur des Croix de Bois, accorde un entretien au magazine Historia pour un numéro spécial qui paraîtra au mois de mars. Il revient sur la genèse des Croix de Bois et s’attarde sur le souvenir que les combattants gardèrent de l’expérience de la guerre. Il confie combien souvent des camarades ont pu insister auprès de lui pour qu’il raconte aussi les péripéties drôles ou absurdes dont ils avaient pu être témoins au front, comme l’histoire du « péquenaud qui s’est amené un soir en première ligne pour déterrer ses sous ». Le numéro d’Historia du mois de mars 1968 étant rare quoique encore trouvable chez les bouquinistes, c’est cette histoire vécue - que Roland Dorgelès avait failli ajouter au Cabaret de la Belle femme avant de renoncer tellement elle était à peine vraisemblable - qui est ici reproduite, telle que retranscrite alors.

Lire la suite...

vendredi 27 janvier 2017

Le fusil ardennais

1777B.JPGCollection privée locale
Assemblé à la manufacture royale d'armes de Charleville, ce fusil modèle 1777 est composé de pièces métalliques originaires des forges de la vallée de la Semoy et de la Meuse (Nouzon en particulier) ou de Mohon (au Moulin blanc)
Article complété grâce à Thierry Buffet: CARDIF12_2088_-_Copie.jpg
En complément à cette contribution sur la MAC, voici deux armes  .. Un pistolet Modèle 1763 / 66 à marquage " Libreville ". Charleville fut débatisée durant une partie de la révolution

Lire la suite...

jeudi 26 janvier 2017

PASSEUR d'HISTOIRES : Pourquoi VIREUX MOLHAIN n'a pas brûlé en 1914 ?? (deuxième partie)

EMILE_DEVRESSE_1893_1976_ECLAIREUR_CYCLISTE_AOUT_1914_20170111_0001.jpgMichel DEVRESSE est donc notre premier passeur d'histoires et il nous rapporte ce que son parrain EMILE DEVRESSE lui a transmis ; nous sommes en 1914 l'Allemagne a envahi la Belgique et ses soldats avancent en direction de la France; l'Armée Française recule et suit la Meuse en direction de GIVET ;Emile qui est natif de VIREUX MOLHAIN est envoyé en éclaireur par ses chefs à VIREUX et comme nous l'avons vu dans la première partie, il a repéré 3 soldats Allemands qui comme lui arrivent en éclaireurs de la direction de NAJAUGE... EMILE est en train de viser et s'apprête à tirer quand au même moment arrive derrière lui tout doucement un habitant de VIREUX MOLHAIN qui comme lui observait la scène ; il s'agit de CHARLES DRICOT maire de la commune (grand père des Demoiselles DRICOT et arrière grand père de Michel COLIN ) <<ne tire pas EMILE !, je t'en supplie ne tire pas !>> EMILE baisse doucement son fusil et CHARLES DRICOT lui explique que plusieurs villages Belges ont déjà été brûlés et des jeunes gens et des personnes âgées ont été fusillés en représaille ; CHARLES continue à convaincre EMILE <<pense à ta mère, ton père à tes frères ,pense à tous ces gens qui risquent de mourir, tu ne va pas changer le cours de la guerre en tuant ces trois Allemands >> face à tant de conviction, EMILE décida de ne pas tirer et ils partirent tous les deux en direction des jardins de la rue Carnot qui à cette époque étaient tous cultivés dont certains avec des haricots à perche et EMILE en profita pour aller ce cacher à l'intérieur; bien protégé il continua d'observer ce qui se passait sur la sortie de VIREUX en direction de GIVET;

Lire la suite...

mercredi 18 janvier 2017

Centenaire de la guerre 1914-1918. La Mort de près, Maurice Genevoix

La_mort_de_pres.jpgEn 1971, à 81 ans, Maurice Genevoix écrit La Mort de près, retour par la mémoire vers le jeune lieutenant de 24 ans qu’il a été, et à qui il demande de lui rappeler ce qu’il a vu « dans les parages de la mort ». A 50 ans de distance, l’écrivain ajoute une dernière pierre aux cinq volumes déjà consacrés à la grande guerre, regroupés sous le titre « Ceux de 14 ». Le temps a fait son œuvre. La Mort de près est le livre d’un homme apaisé. Le récit bousculé du combattant blessé, révolté, a laissé place à une voix posée au service d’une grande exigence de clarté. Et c’est terrible.

Lire la suite...

mardi 17 janvier 2017

PASSEUR D'HISTOIRES: Pourquoi VIREUX MOLHAIN n'a pas brûlé en 1914 ?? (première partie)

EMILE_DEVRESSE_1893_1976_ECLAIREUR_CYCLISTE_AOUT_1914_20170111_0001.jpg nous allons ouvrir notre blog à ceux qui veulent laisser une trace d' histoire qu'ils ont connu ,voir vécu ou qui leurs ont été raconté, des anecdotes,des faits afin de faire perdurer notre histoire locale; le premier passeur d'histoires sera Michel DEVRESSE ancien agriculteur au fond de Molhain conseiller municipal et adjoint à la commune de VIREUX MOLHAIN pendant de nombreuses années ;il s'est aussi investi beaucoup dans le monde associatif ; il est déjà intervenu à de nombreuses reprises dans les médias (télévision, journaux locaux,blog) et il a même écrit un livre sur la collégiale de Molhain ; aujourd'hui en retraite, il est né en 1931 et va sur ses 86 ans ;Michel_Devresse.jpg je lui rends visite de temps en temps et dernièrement lors d'une discussion il m'a déclaré<< ALAIN avant de faire le grand voyage, je veux laisser une trace, en gros, je veux faire passer tout ce que je sais et vécu dans ma vie>>et je voudrais que tu écrives pour moi ; je vais donc essayer de transcrire, par ce premier billet le premier témoignage de Michel qu'il tient de son parrain EMILE DEVRESSE (1893-1976) qui effectuait son service militaire en 1913 un an avant la déclaration de la grande guerre de 1914-1918; ce billet s'intitulera <<pérégrinations d'un Viroquois>> (souvenirs d'un Viroquois) pourquoi VIREUX MOLHAIN n'a pas brûlé en 1914

Lire la suite...

jeudi 5 janvier 2017

La nouvelle minute nécessaire de Monsieur Cyclopède

Approches sensorielles du passé

- L’assipède est un loup pour le bipède

loup.jpg

Mettre davantage en présence l’homme marchant d’aujourd’hui et le loup devrait permettre une avancée dans la connaissance de la peur ancestrale du grand prédateur. C’est, à terme, l'idée de Natura 2000, dont un des objectifs pour 2017 est la « création d’un réseau écologique pour la réintroduction du loup dans la réserve naturelle de la pointe de Givet ».

L’usager de la forêt lira avec profit les travaux du médiéviste Michel Pastoureau établissant que le loup ne s’attaque qu’occasionnellement à l’homme ( loup enragé ou loup prédateur à comportement anthropophage ).

- Leçon de chausses

Armoiries.pngpanzerpedagogie_3.jpg Non, ce n’est pas la trace d’une récente offensive des blindés allemands à travers les Ardennes, mais l’exemple d’un effort – très librement inspiré d'un courant historiographique conservateur – pour placer villageois du cru et amateurs du patrimoine médiéval mosan en situation d’éprouver le ressenti de l’Homme du Moyen Age, bas-de-chausses crottés par la boue de la rue. Pour s'imprégner de l'ambiance de la ville au Moyen Age, on pourra consulter le livre de l'historien médiéviste Jean-Pierre Leguay, " La rue au Moyen Age " ( ed Ouest-France, Rennes 1984 ), évoquant le pittoresque des noms des lieux, à l'image d'une " Rue Foireuse " à Chartres, ou encore d'une " Rue Merdrière " à Lagny.

Lire la suite...

mardi 3 janvier 2017

Omer Briquelet,

Omer_Briquelet_1900.JPG
Château de Hierges - peint en 1900 (collection privée locale)-

Omer Briquelet est né en 1867 à Givet et mort en 1948. Il fut premier adjoint en 1925 mais pas que...il fut aussi artiste peintre. Ce tableau dévoile aux Givetois un aspect méconnu de cette famille notoirement connue pour avoir durant plus de 50 ans animé la vie commerciale de la cité de Méhul (Quincaillerie de renom qui était située rue Gambetta en place du "carré d'as").

Lire la suite...

vendredi 23 décembre 2016

Un hotel, témoin de l'essor industriel de la pointe de Givet !

Mval_sthilaire.PNGLa construction de cette superbe "maison de maître" a été ordonnée par Etienne Gillot en 1719, riche commerçant Givetois anobli. Gillot devint seigneur et propriétaire du château de Vireux-Wallerand de style mosan qu'il fit édifier en 1714. Il avait prospéré grâce au commerce avec les armées et désirait garder un "pied à terre" à Givet.( En ces temps les déplacements étaient pénibles). Ses armoiries aux étriers furent adoptées par la ville de Vireux-Wallerand. Le temps passe et la demeure scindée vers 18OO est acquise pour partie par Jean-François Mesmin, DSCF0361.JPGcapitaine d'industrie. Ce même Mesmin qui racheta en 1833 à Pierre Saillard, une usine fruit de la conversion en 1817 d'un moulin à blé datant de 1807 en un laminoir pour la fabrication de plaques de laiton et de zinc qui allait devenir l'actuelle usine de Tréfimétaux. Mais dans les année 188O, l'immeuble allait connaitre une nouvelle vocation suite à sa vente à un Alsacien ayant fui sa région après la défaite de 1870. Ainsi naquit l'imprimerie Lauth amenée à Givet par les besoins en étiquettes de la célèbre fabrique de crayons GILBERT et de l'industrie textile. Les guerres et la crise du textile voient disparaitre après les années 195O, l'imprimerie et c'est en 1990, que monsieur Dardenne lui redonna vie en fondant un hôtel luxueux dénommé le "Val Saint- Hilaire"

Lire la suite...

mardi 22 novembre 2016

MARGOTTIN D'AUBRIVES par Michel JAUMOTTE

Objet : le MARGOTHA d'AUBRIVES

Bonjour à tous et toutes,

voilà une doc.sur ce que les habitants d'Aubrives appelaient le MARGOTTIN ;en fait c'était le MATGOTHA du nom de l'ingénieur de constructions navales allemands qui l'avait conçu. Cela ne nous rajeunit pas . JE FAIS APPEL AU PEUPLE, notamment à ceux et celles qui disposeraient de photos ou cartes postales sur la MEUSE à AUBRIVES ou d'archives sur tout ce qui traite de l'utilisation de la Meuse dans la pointe , sachez que je suis très intéressé par ces questions sur lesquelles je fais des recherches historiques. Par exemple, je cherche sur l'ex-port de l'usine d'Aubrives et sur celui de la Chiers à Vireux , entre autres. Je vous en remercie d'avance. M.J

Bac_d_Aubrives_01.JPG
Bac_d_Aubrives_02.JPG
Bac_d_Aubrives_03.JPG
vous pouvez prendre contact avec Mr Michel JAUMOTTE voici son adresse internet : michel.jaumotte0482@orange.fr

lundi 14 novembre 2016

Les rendez-vous d' Ardenne Wallonne

awtdd.PNG

Lire la suite...

vendredi 11 novembre 2016

La foire aux oignons fête l'été de la Saint-Martin.

1446494460-3.jpgC'est en janvier 1617 que les archiducs Albert et Isabelle établirent une foire réservée à leurs plus lointains sujets des marches de l'Empire, la foire de la Saint-Martin. St Martin, était un légionnaire romain qui coupa sa tunique en deux pour l’offrir à un mendiant mourant de froid. Devenu évêque de Tours et oeuvrant pour le développement de la foi chrétienne, il mourut en Gaule, le 8 novembre 397. Quand on ramena son corps à Tours pour y être inhumé le 11 novembre, un miracle se produit : les fleurs refleurirent, les feuillages des arbres reverdirent et cela donna l’origine de l’expression de l’été de la Saint Martin.

Sous l'Empire cette foire de la St.Martin se transforma en " Foire aux Oignons. Ce fut Napoléon 1er lui-même qui trouva le temps de se pencher sur les affaires de la ville de Givet de son quartier impérial à Posen, le 12 décembre 1806, huit jours avant son entrée à Varsovie. Il promulgua alors un décret fixant les dates des foires à Givet, et plus particulièrement celle de la Saint-Martin rebaptisée foire aux Oignons.
Sceau_St_Martin_1_.jpg

Dans les années 1960, des trains supplémentaires sillonnaient la vallée de l a Meuse pour acheminer les voyageurs à la foire du 11 Novembre que tous croyaient avoir été instaurée pour commémoré la fin de la première guerre mondiale. Les belges venaient en très grand nombre pour le plus grand plaisir des cafetiers givetois déguster sans modération des « Arc-en-ciel » ou des « PKGC ». La foule était admirative devant le cracheur de feu et les "casseurs de vaisselle" invendue. Cette période glorieuse est lointaine, mais l’esprit et le succès de la foire aux oignons, avec ses 60 attractions et ses 500 marchands forains ne se dément pas même si le légendaire soleil ardennais est rarement au rendez-vous.
C'est aujourd'hui aussi la fête du saint patron de Vireux Saint-Martin dont voici le sceau retrouvé par André Majewski sur un document du 18ème siècle dans ses recherches à la bibliothèque départementale.

Lire la suite...

Mangin assigné à résidence

" Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand est à l'état d'apparent repos, porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l'orage. Messieurs, il n'y a qu'un moyen d'abolir la guerre entre les peuples, c'est abolir la guerre économique, le désordre de la société présente, c'est de substituer à la lutte universelle pour la vie - qui aboutit à la lutte universelle sur les champs de bataille - un régime de concorde sociale et d'unité . " Jean Jaurès, 7 mars 1895, discours à la Chambre des communes.

Résidence ManginLes élus Givetois ont plaidé l'ignorance : ils ne savaient pas que le nom de Massu était associé à l'utilisation de la torture par l'armée française pour trouver les poseurs de bombe du FLN. Le commandant militaire du département d'Alger entre 1957 et 1960, l'a reconnue - et regrettée ( Massu n'est pas Aussaresses ) - lui même en 2000, suite aux révélations de Louisette Ighilahriz, combattante FLN, torturée et violée en 1957, dans les locaux de la 10 e division parachutiste.
A l'évidence, ce qui a constitué, depuis les années 60, un des principaux griefs à l'encontre de l'armée française, et connu un retentissement médiatique important, n'est pas parvenu jusqu'aux terres lointaines de la Communauté de communes Ardenne-Rives-de Meuse, alors que Paul Teitgen, en démissionnant de son poste de secrétaire général de la Préfecture d'Alger en 1957, avait dénoncé l'utilisation de la torture et fait état de 3024 " disparus " sur 24 000 personnes assignées à résidence.

Lire la suite...

dimanche 17 juillet 2016

UN PONT A DECOUVRIR

Qui peux nous donner l'endroit ou a été prise cette photo ??
merci à Daniel RODRIGUES pour le prêt
UN_PONT_A_MOLHAIN_pm.jpg

Lire la suite...

samedi 7 mai 2016

Tous frères dans la mort !

Pour Monsieur le Maire De vireux-Molhain et son conseil municipal
SAM_1062.JPG

Puisque cela n a pas l'air d'émouvoir les associations des anciens combattants, je sollicite monsieur le maire de Vireux-Molhain pour la rénovation de cette plaque commémorative de soldats décédés en 1870 suite à la bataille de Sedan apposée sur le monument aux morts. Ces pauvres diables eux aussi méritent notre compassion.
MAUDITE SOIT LA GUERRE !

Lire la suite...

- page 1 de 15