Vireux Rive Gauche

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 15 août 2019

Un interview de Jacques Pirenne, historien et châtelain de Hierges

Jacques_Pirenne_Les_Grands_Courants_de_l_Histoire_Universelle.jpgL’historien et orientaliste Jacques Pirenne, né en 1901 à Gand et mort en 1972 au château de Hierges qu’il avait acquis en 1931, est l’auteur d’une œuvre monumentale, Les Grands courants de l’Histoire Universelle, publiée aux éditions Albin-Michel. Dans l’entre-deux guerres, il a dispensé des leçons d’histoire au futur Léopold III dont il sera le secrétaire au moment de la Question royale née du désaccord en 1940 entre le souverain - proche des conceptions maréchalistes, en particulier sur les explications décadentistes de la défaite - voulant l’armistice et le gouvernement partisan de la résistance à outrance, désaccord auquel succédera un éloignement entre le roi et la nation dont la responsabilité incombe aux erreurs et aux certitudes dépassées de celui-ci, comme l’illustre le mémoire adressé en 1944 au gouvernement en exil qu'il avait refusé d'accompagner :
« Il n’est point de patriote que ne tourmente le souvenir de certains discours prononcés à la tribune du monde entier, par lesquels les ministres belges se sont permis, à des heures exceptionnellement critiques, où la sauvegarde de la dignité nationale imposait une extrême circonspection, de proférer précipitamment des imputations de la plus haute importance contre la conduite de notre armée et les actes de son chef. Ces accusations qui, dans un aveuglement obstiné, attentaient à l’honneur de nos soldats et de leur commandant en chef, ont causé à la Belgique un préjudice incalculable et difficile à réparer. On chercherait vainement dans l’histoire pareil exemple d’un gouvernement jetant gratuitement l’opprobre sur son souverain ou sur le drapeau national. Le prestige de la couronne et l’honneur du pays s’opposent à ce que les auteurs de ce discours exercent quelque autorité que ce soit en Belgique libérée aussi longtemps qu’ils n’auront pas fait réparation pleine et entière. La Nation ne comprendrait ni n’admettrait que la Dynastie acceptât d’associer à son action des hommes qui lui ont infligé un affront auquel le monde a assisté avec stupeur ».

Lire la suite...

Le moulin de Hierges

Merci à Pierrot Cartiaux pour ce document instructif.
MHPC1.JPG
MHPC2.JPG

dimanche 11 août 2019

Hierges : Extrait d'une publication des Annales sedanaises d'histoire et d'archéologie

Aux_Lueurs_du_Brasier.jpgNous reproduisons, ci-après, un passage consacré à l’histoire du château de Hierges dans le Bulletin n°17 du 3eme trimestre 1953 de la Société des Amis du Vieux Sedan. Son auteur impute la responsabilité de l’incendie qui détruisit le château pendant la révolution française aux révolutionnaires et non au prêvot Licot comme André Majewski l’avait avancé, hypothèse que les faits ne permettent pas de corroborer. Au contraire, la dégradation des blasons figurant au porche de l'église dont fait état le texte des Annales sedanaises d’histoire et d’archéologie, dans le temps même où le château était pillé et incendié, s'ajoute aux éléments incriminant les révolutionnaires. Car il eût fallu que le prêvot Licot fût l’égal en malignité du Moriarty de Conan Doyle pour « marteler les blasons » de l’église afin de faire accroire que la destruction du château était l’œuvre du maire jacobin de Givet, Delecolle, et de ses partisans.

Lire la suite...

jeudi 8 août 2019

La Gazette des Ardennes allemandes

'Square_bayard_occupation_Grande_Guerre.jpg
Le journal de propagande allemand, la Gazette des Ardennes, est paru du 1er novembre 1914 au 8 novembre 1918. En 1973, l’Ardennais, publiait un article de Marcelle-Hugueville-Diseur, reproduit ci-dessous, dont le sujet était un texte du numéro 19, daté du 5 février 1915, de la Gazette des Ardennes, attaquant le journal parisien Le Temps qui dans son édition du 21 janvier 1915 avait rapporté un témoignage des exactions commises par les forces Allemandes à Charleville et ses environs. Marcelle-Hugueville-Diseur concluait que le journaliste allemand de la Gazette des Ardennes, tout entier à ses dénégations, se gardait bien de « dévoiler le véritable carnage de femmes, de vieillards et d’enfants qui eut lieu à Dinant et Haybes ».

Lire la suite...

samedi 26 mai 2018

Communion solennelle en l’Église Saint Jean-Baptiste de Hierges dans les années 1950

Communion_Eglise_de_Hierges_Annees_1950.jpg

Devant l’assemblée des fidèles réunie, les communiants, au premier rang, reçoivent la communion solennelle, centrée sur l’eucharistie, qui sera bientôt remplacée par la profession de foi, davantage axée sur le baptême. Les jeunes filles sont en blanc et les garçons en costume portent vraisemblablement un brassard blanc au bras gauche (l’aube s’imposera pour tous à partir du milieu des années 50). Certaines femmes se couvrent encore la tête. À droite, devant l’autel du 19e siècle que surplombe la statue polychrome en tilleul de Saint-Jean Baptiste, officie l’abbé d’Azambuja, de l’ordre des prémontrés (ordre fondé au 12e siècle par Saint Norbert de Xante et soumis à la règle de Saint Augustin). Il est logé au presbytère de Vaucelles et dit la messe le dimanche à Vaucelles et à Hierges. Il fera aussi l’office à Rancennes. Il est inhumé au cimetière de Vaucelles.

Lire la suite...

samedi 19 mai 2018

Il y a 40 ans, une conférence de Jacques-Henri Pirenne à Hierges

Le_Petit_Semeur_Novembre_1970.jpg
Nous reproduisons ici la couverture du bulletin paroissial Le Petit Semeur de novembre 1970 pour la belle photographie de Monique Poncelet ainsi qu’un article de l’Ardennais du 14 septembre 1978 consacré à la conférence donnée à Hierges en présence des habitants par l’historien et propriétaire du château, Monsieur le comte Jacques-Henri Pirenne. Un cliché de l’assistance permet de retrouver les visages de disparus et ceux de garçons et filles de ces années qui pour beaucoup ont quitté les Ardennes. Parmi eux, Yazid Ifourah, 1er à gauche au 2ème rang, derrière, en noeud papillon, le graveur, dessinateur, illustrateur et peintre Omer Résic - aujourd'hui silhouette familière élégante à la Colombo période Les ailes du désir des rues de Charleville où il vit depuis 10 ans enveloppé dans la fumée d’un éternel cigare -, qui a initié de nombreux jeunes à différentes techniques dans son atelier de la place du village.

Lire la suite...

mardi 3 avril 2018

Stéphane Bern s'est arrêté à Montigny

L’église Saint-Lambert de Montigny Sur Meuse figure dans la pré-liste des 250 édifices retenus pour le loto du patrimoine organisé à l’initiative de Stéphane Bern. Un comité de sélection devrait abaisser ce nombre à 120 dans les prochains jours, ce qui ne signifie pas que les ouvrages écartés ne pourront pas bénéficier de l’opération par la suite. Pour Vireux Rive Gauche, c’est une satisfaction. Michel Cartiaux avait attiré, en 2016 et 2017 (articles des 5/12/2016 et 06/07/2017), l’attention sur l’état de péril de la gypserie en stuc aux foisonnants motifs décoratifs de son plafond d’origine.
Car l’enjeu de sa sélection définitive n'est autre que sa sauvegarde même.
L’édifice, datant de 1765, dont le décor avait été commandé par Louis Ferdinand de Croÿ, est classé aux Monuments Historiques depuis un arrêté du 15 mars 1993. Sont protégés l’église en ce compris la tribune (accessible par un escalier en équerre), la voûte avec son décor de gypserie, le baldaquin au mur de l’abside à l'extrémité du choeur.

EgliseSaint-Lambert_Montigny_Sur_Meuse.jpg
La Fondation du patrimoine espère recueillir 15 à 20 millions d’euros grâce aux tickets à gratter à l’effigie des édifices qui seront mis en vente le 14 septembre prochain. Pour l’église Saint-Lambert, propriété de la commune de Montigny Sur Meuse, le loto devrait apporter les 852.000 euros manquants pour provisionner les travaux.
Deux autres sites ardennais ont été retenus parmi les 250 pré-sélectionnés, les Thermes gallo-romains de Warcq et le Fort de Sedan.

jeudi 1 mars 2018

Régionalismes et dialectes (2)

dictionnaire_patois_ardennais.jpgChacun a son lexique de « mots régionaux », plus ou moins étendu, quelquefois mots entendus dans la bouche de grands parents disparus depuis longtemps, liés souvent à des activités traditionnelles, abandonnées ou rares aujourd’hui. Certains sont riches d’un lexique conséquent, le mien ne l'est que de quelques mots.

La pomme de terre, aliment de base s’il en fut, pouvait porter différents noms selon les endroits, pas forcément éloignés : pois de terre, poire de terre, crompire, tartoufe, canada.
Pour ma part, je me souviens avoir entendu dire à l’heure de la récolte : « on va au canada ! », et m’être porté volontaire avec d’autres enfants pour un voyage…qui ne nous mena pas à plus d’un kilomètre de la place du village.

Lire la suite...

vendredi 23 février 2018

Régionalismes et dialectes

dictionnaire_patois_ardennais.jpgPeu après 1930, un mouvement séparatiste en Belgique wallonne militait pour l’adjonction de la Wallonie à la France, soutenu, dans les Ardennes Françaises, par un petit groupe comprenant un médecin de Deville, réclamant comme capitale régionale, Waterloo.
Ce mouvement s’inscrivait dans les pas de la ligue d’action wallonne crée en 1922, aux revendications autonomistes fondées sur l’homogénéité linguistique régionale, à laquelle répondait un mouvement flamand réussissant, en 1930, à obtenir la « flamandisation » de l’université de Gand.
En 1932, la loi instaurant la territorialité linguistique fut adoptée en Belgique avec la création de la région de la langue néerlandaise, de la région de la langue française, de la région bilingue de l’agglomération bruxelloise.

Lire la suite...

dimanche 4 février 2018

Des clous faits main et patte



Uri_Zebstein_Metiers_de_chiens.jpgAu XIXe siècle, la révolution industrielle liée à l’utilisation d’une énergie nouvelle, la vapeur, n’a pas bouleversé certaines activités pour lesquelles a continué d’être utilisée la force musculaire des hommes et celle des animaux. Uri Zelbstein a consacré un article - difficile à se procurer aujourd’hui - sous le titre Métiers de chiens* ( Historia n° 467. Novembre 1985) aux ateliers de coutellerie et aux forges des cloutiers où l’on continuait de faire mouvoir les meules et les soufflets par des chiens marchant à l’intérieur d’une roue, notamment dans les Ardennes.
Bref extrait.

Lire la suite...

samedi 11 novembre 2017

Commémorations du 11 Novembre

Le_vitrail_de_la_reconstruction._l_Argonne.jpgLe sens de la commémoration du 11 Novembre 1918 a évolué avec le temps, reflétant une mémoire portée par la société. Aujourd’hui, la commémoration n'est, selon l’expression de l’historien Antoine Prost*, « rien de plus qu’un anniversaire, une borne » marquant l’épreuve traversée.
La Guerre de 14-18 est aussi une mémoire unifiante, ce que ne peut évidemment pas être la Seconde Guerre mondiale.
Dans un entretien* au magazine l’Histoire d’octobre 2013, Antoine Prost évoquait le sens revêtu par cette commémoration dans les premières années qui ont suivi le conflit, avant que le retour du bellicisme et la montée des nationalismes portés par la crise économique des années 30 (observables dés 1928) ne changent sa perception.
Nous reproduisons, ci-dessous, un court passage de cet entretien dont on peut se procurer l’intégralité en commandant le N° 61 de L'Histoire-Les Collections. Renseignements sur le site www.histoire.presse.fr.

Lire la suite...

samedi 4 novembre 2017

Des nouvelles d'Aubrives pendant la guerre de....trente ans. - Merci à Pierrot Cartiaux-

pca.jpg
j'ai trouvé ce document qui parle de l'époque de la guerre de trente ans a Aubrives (source Givet et ses environs)
bonne journée à vous 
Pierrot Cartiaux

Lire la suite...

jeudi 2 novembre 2017

Insoumis au Moyen Âge

Icher-Francois-Les-Oeuvriers-Des-Cathedrales-Livre-896571812_L.jpgEt s’il fallait regarder vers les premières révoltes des compagnons contre les confréries, au moyen âge, pour se rappeler que de tous temps (parfois – c’est le cas pour la période médiévale - dans des mondes qui nous semblent – faute de les connaître un peu – totalement autres que le nôtre) les sociétés ont connu des blocages pour les jeunes présentant des similitudes avec ceux que la société française ne parvient pas à corriger depuis 40 ans : le maintien d’un système de formation n’offrant pas de débouchés à tous, l’existence de règles favorisant la transmission familiale de l’entreprise au détriment, quelquefois, de sa pérennisation, le népotisme, etc.

Lire la suite...

mardi 31 octobre 2017

1789, Aubrives sous la révolution - recherche historique d' André Majewski- (fin)-

andre.jpg

Après avoir publié Vireux sous la révolution Française, ouvrage d' André Majewski, nous vous proposons de découvrir une étude similaire de notre ami concernant le même sujet mais à Aubrives. en voici le dernier épisode...






Lire la suite...

jeudi 26 octobre 2017

Hstorique du chant du départ de Méhul

Merci à Pierrot Cartiaux pour nous fournir la copie d'un document sur l'historique des circonstances de la création du "Chant du départ".
historique_du_chant_du_dA_part_1.jpg

Lire la suite...

mardi 24 octobre 2017

Les chaises musicales des statues de Méhul

Statue_de_Mehul_cp_1901.jpg
Le monument à la gloire d’Étienne Méhul (1763-1817) sur la place du même nom à Givet a connu bien des vicissitudes. Une statue de bronze, commandée par le maire de Givet, Jules Lartigue, et exécutée par Aristide Croisy (1840-1899), originaire de Fagnon dans les Ardennes, a tout d’abord été inaugurée le 2 octobre 1892. Saisie par les Allemands lors du premier conflit mondial, elle a été remplacée en 1926 par une copie en bronze réalisée par Derville, avant d’être fondue sous l’occupation et le régime de Vichy. En 1955, une nouvelle statue, de pierre cette fois, œuvre du sculpteur Marcel Grattesat a été érigée. C’est cette statue, offrant au regard, sur le piédestal avant, la souche de chêne ornée de feuilles symbolisant l’enracinement des idées portées par la révolution et ses héros (auparavant à gauche en raison de l'orientation différente du piédestal et de la statue) que l’on peut admirer de nos jours, côté nord de la place.

Lire la suite...

vendredi 20 octobre 2017

1789, Aubrives sous la révolution - recherche historique d' André Majewski- (4)

andre.jpg

Après avoir publié Vireux sous la révolution Française, ouvrage d' André Majewski, nous vous proposons de découvrir une étude similaire de notre ami concernant le même sujet mais à Aubrives. en voici le quatrième épisode...






Lire la suite...

jeudi 19 octobre 2017

"L'Ardennais" du 19 septembre 1944 -Th.Buffet

Arde1.jpg
Extrait de l'unique page de l'Ardennais du jeudi 19 octobre 1944.
Recto: Une ordonnance luttant contre l'optimisation fiscale d'alors.
Verso; Le beurre fait déjà la une de l'actualité.

Lire la suite...

mercredi 18 octobre 2017

" la une" de l'Ardennais du mercredi 18 octobre 1944.

Merci à Thierry buffet pour le scan de ce document précieux. A remarquer que le 18 octobre 1944 était aussi un mercredi.
Image__26_.jpg

Lire la suite...

mardi 10 octobre 2017

Évigny 1940 – La mort de l’Abbé Depecker

eglise_d_evigny.jpgLe 15 mai 1940 mourrait d’une balle allemande à Évigny (Ardennes) - où il avait encore dit sa messe la veille -, l’abbé Abel Depecker, aumônier militaire originaire d’Hellemmes (commune associée avec Lille). C’est cet événement tragique que relate, dans son numéro 45 de l’été 2017, Le Canard de Fives (quartier lillois), journal remarquable pour la connaissance du passé, dirigé par Monsieur Pascal Labbée. Attentifs à son souhait de le voir le plus largement possible partagé, nous reproduisons ici cet article et le témoignage d'un témoin direct alors prisonnier en Allemagne, l’abbé Lotte, aumônier militaire lui aussi, adressé à l’abbé Fougnies, curé de la paroisse Saint-Louis de Fives en 1940.

Lire la suite...

- page 1 de 18